Les mandats d’arrêt réclamés, hier lundi par la Cour pénale internationale CPI contre le Premier ministre de l’entité sioniste, Benjamin Netanyahu, et son ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis dans la bande de Ghaza constituent un moment historique pour la justice internationale et le droit des peuples, a indiqué, ce mardi une association de solidarité avec la Palestine.
Le 20 mai 2024 restera dans l’histoire du droit international comme le jour où la levée de l’impunité de l’entité sioniste a enfin pu être envisagée, un moment historique pour la justice internationale, pour la Cour pénale internationale et pour le droit des peuples», a souligné l’association France Palestine solidarité AFPS.
« Ce jour-là, le procureur de la Cour pénale internationale Karim Khan, a requis des mandats d’arrêt internationaux pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à l’encontre de Benyamin Nétanyaou et Yoav Gallant, son ministre de la Défense« , s’est-elle félicité, soulignant que ces responsables sionistes sont accusés d’avoir délibérément affamé et attaqué des civils et également des crimes de persécution et extermination contre la population de Ghaza.
L’AFPS a rappelé que, «si la Cour internationale de Justice CIJ juge les Etats et leurs politiques, la Cour pénale internationale CPI, instituée par le traité de Rome, statue sur la responsabilité des personnes qui se rendent coupables de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ou du crime de génocide, tels que définis par le traité de Rome.
Soulignant, en outre, que Karim Khan avait déclaré le 3 mai dernier que le bureau de la CPI faisait l’objet de pressions et de menaces depuis l’annonce de l’imminence de sa décision, l’Association s’est félicitée du fait que la CPI et son procureur aient su résister à ces menaces.
Toutefois, l’AFPS a dit regretter que Karim Khan ait omis de rappeler le contexte dans lequel ces crimes ont été commis, le contexte de dépossession et de nettoyage ethnique continue depuis 76 ans.
» Si les juges de la Chambre préliminaire de la CPI sont convaincus qu’il existe des motifs raisonnables de croire que ces crimes ont été commis, les mandats d’arrêt seront confirmés et les 124 Etats membres, y compris les nombreux Etats européens soutenant l’entité sioniste, seraient alors dans l’obligation d’arrêter les personnes visées par ces mandats s’ils se rendaient sur leur territoire« , a néanmoins fait remarquer l’Association.
Rédaction Internationale


