Lors de cette journée historique de l’année 1955, dont l’Algérie célèbre le 70e anniversaire, la communauté internationale a ouvert pour la première fois la voie à un débat officiel sur le droit du peuple algérien à l’autodétermination, donnant ainsi une légitimité internationale à une lutte jusque-là considérée par la France coloniale comme une simple affaire intérieure.
Grâce au soutien de pays arabes, asiatiques et du bloc afro-asiatique nouvellement décolonisé, la question algérienne est officiellement inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée générale des Nations unies. Cette grande victoire diplomatique a récompensé les efforts du FLN en vue d’une internationalisation de la cause algérienne entamés quelques mois plus tôt lors de la conférence de Bandung en Indonésie 18-24 avril 1955.
En effet, une année après le déclenchement de la glorieuse Guerre de libération nationale le 1er novembre 1954, les responsable de la Révolution ont décidé de mener, en plus de la lutte armée, une action diplomatique, avec comme toile de fond, l’idée de revendiquer ouvertement et encore une fois, l’indépendance dans le but de faire de la question algérienne une réalité pour le monde entier avec l’appui de tous nos alliés naturels », écrivaient les membres fondateurs du FLN.
En déployant tous leurs efforts sur la scène internationale, un groupe de militants dotés de grandes potentialités, à leur tête Hocine Aït Ahmed, M’hamed Yazid et Abdelkader Chanderli, avait réussi à faire participer pour la première fois l’Algérie à la conférence de Bandung, en présence de plusieurs chefs d’Etat, à l’image de l’ancien président indonésien Soekarno ou de l’ancien Premier ministre indien Jawaharlal Nehru, qui avaient été convertis à la thèse nationale.
F.F