Le fondateur du journal marocain Akhbar Al Youm, le journaliste Taoufik Bouachrine a annoncé son soutien et sa solidarité avec les deux journalistes, Soulaïmane Raïssouni et Omar Radi, l’historien et militant Maâti Monjib, ainsi que les détenus du Hirak du Rif, entrés en grève de la faim ce mercredi, en protestation contre les restrictions imposées à la liberté d’expression et de la presse.
Selon le communiqué de Bouachrine, rapporté par des médias et des activistes via les réseaux sociaux, le journaliste joint sa voix aux grévistes de la faim, en protestation contre les restrictions imposées à la presse, à la liberté d’expression et au droit de manifester pacifiquement, ainsi que contre les poursuites, les arrestations et les procès qui s’en sont suivis. Condamné à une peine de 15 ans de prison, pour des accusations qualifiées de fictives, à savoir traite humaine et abus sexuels, le journaliste marocain a indiqué que son état de santé difficile ne lui permet pas d’entamer une grève de la faim, affirmant que les détenus continueront à défendre leur cause juste pour que justice leur soit rendue. La Cour d’appel de Casablanca avait condamné, le 25 octobre 2020, le journaliste Taoukfik Bouachrine, fondateur du journal indépendant Akhbar Al Youm, à une peine de 15 ans de prison ferme. Un tribunal de première instance, avait prononcé, en novembre dernier, une peine de 12 ans assortie d’amendes à l’encontre de Bouachrine pour viol, tentative de viol et harcèlement.
Ferhath Fekrach

