Le ministre sahraoui des Affaires étrangères et membre du Secrétariat national du front Polisario, Mohamed Salem Ould Salek a affirmé, samedi, qu’aucun contact direct ou indirect n’a été établi entre la République arabe sahraouie démocratique RASD et le Royaume du Maroc, insistant qu’un nouveau cessez-le-feu reste tributaire du respect total des principes de l’Union africaine UA.
En réponse à une question de l’Agence de presse sahraouie SPS sur les informations relayées par des sites médiatiques faisant état de contacts sur le cessez-le-feu entre la RASD et l’Etat occupant marocain, M. Ould Salek a démenti leur existence entre les deux parties. Il n’existe aucun contact direct ou indirect entre, d’une part la RASD et le front Polisario, et d’autre part le royaume marocain », a-t-il soutenu. A propos du 14ème Sommet africain extraordinaire sous le thème faire taire les armes, à l’effet de parvenir à un nouvel accord de cessez-le-feu et trouver une solution basée sur le droit du peuple sahraoui, les principes et objectifs de l’UA et les décisions onusiennes, le ministre sahraoui a rappelé que l’ancien accord de cessez-le-feu de 1991 a expiré depuis le 13 novembre dernier.
Communité internationale
La communauté internationale est pleinement consciente que le seul responsable de cette violation, est le Maroc, en raison de son déni de l’accord signé avec le Front de libération de la Seguia El Hamra et Rio de Oro Front Polisario, communément appelé plan de règlement ONU-Afrique 1991, a souligné M. Ould Salek, citant parmi les violations marocaines la récente agression militaire contre des civils sahraouis devant la brèche illégale d’El Guerguerat, faisant fi de l’accord de cessez-le-feu. Le membre du secrétariat du Front Polisario a affirmé clairement que la guerre déclenchée le 13 novembre dernier, intervient dans le cadre du droit légitime du peuple sahraoui à défendre ses terres, son intégrité territoriale et sa souveraineté.
R.I/APS

