Répondant à une préoccupation majeurs en matière d’approvisionnement du carburant qui atteint le prix de 400 DA/litre au marché noire au frontières extrêmes notamment In Guezzam, Bordj Badji Mokhtar, a-t-on appris auprès de sources locales, appuyés par des responsables de Naftal qui ont insistés sur l’anonymat, le PDG du Groupe Logitrans, Salem Salhi, a annoncé, ce lundi sur les ondes de la Radio algérienne que son entreprise s’apprête à acquérir 400 attelages, composés de camions et de citernes, destinés à desservir le Grand Sud. «Nous avons mobilisé 12 milliards de dinars pour l’acquisition de 400 attelages», a-t-il déclaré à l’émission hebdomadaire, » invité du jour » de la radio nationale chaîne 3.
Cette décision stratégique intervient à la suite d’une réunion avec le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Said Sayoud. Salem Salhi précise , » Ces réunions ont débouché sur la nécessité de renforcer notre flotte avec nos propres moyens pour desservir le Grand Sud en carburant« , a-t-il indiqué et d’ajouter que » Ce nouveau plan, intervient suite à la convention qui a été signée avec Naftal pour assurer un acheminement régulier et sécurisé du carburant vers les régions les plus éloignées du pays. »
Evoquant la couverture territoriale de manière optimisée, le pdg de logitrans souligne » Nos camions parcourent plus de 1 400 kilomètres par jour; pour approvisionner les wilayas du grand sud notamment , Timimoun, Bordj Badji Mokhtar, Adrar ou encore Tindouf. Pour garantir la réussite de chaque opération de convoyage vers le Sud, «nous avons mis en place une cellule de veille permanente. »
S’agissant des grands projets nationaux, le groupe accompagne également plusieurs projets structurants du pays, à l’image de Baladna ou de la ligne ferroviaire stratégique reliant Gara Djebilet à Tindouf et Béchar, sur une distance de plus de 950 kilomètres. « Nous avons eu le financement pour accompagner ces projets majeurs», a confirmé le PDG.
Par ailleurs, Logitrans a été mandatée pour gérer le poste frontalier de Tindouf. » Nous avons signé une convention avec la wilaya de Tindouf le 17 septembre pour la gestion de ce poste stratégique qui permet d’ouvrir l’accès vers la Mauritanie, puis vers des pays comme le Sénégal. L’entreprise s’est engagée à préserver cet édifice, assurer la remise en état des infrastructures existantes et prendre en charge les volets liés à l’assainissement, au gaz, à l’électricité, à l’eau potable ainsi qu’aux espaces verts. » a-t-il affirmé.
F.F


