Enregistrant à présent plus de 50 producteurs de l’huile d’olives venant des quatre coins du pays, la fête annuelle de l’huile d’olive aura lieu, les 6, 7 et 8 avril à la maison de la culture Taous Amrouche à Béjaia, a-t-on après auprès de M Zahir Khodja, SG de la fédération de la filière oléiculture.
Considéré comme un produit de cueillette au lieu de produit stratégique au sens noble du terme, Zahir Khodja, et également producteur souligne « La commercialisation de l’huile d’olive doit être intégrée dans la restauration de l’Etat, afin de faire valoir son milieu officiel en tant que produit du terroire Algérien. La production existe, mais la commercialisation fait défaut au niveau du marché local. C’est très faible dans le marché de l’exportation », a indiqué M Khodja.
Estimé à 75 millions de litres de production au niveau national, dont 18 millions à Béjaia, wilaya pionnière en matière de production de l’huile d’olive qui représente un taux de 12 à 15% au niveau nationale, notre source qui nous a reçu dans son bureau, entrain de finaliser les dernières retouches de leurs programme de 3 jours, inclue des conférences et des échanges entre les opérateurs économiques. Les producteurs de l’huile d’olive, avance que « Le consommateur Algérien ne bénéficie que de 1.5 litre/an par personne, ce qui reste très faible par rapport aux besoins. L’huile d’olive est considéré comme un produit de cueillette au lieu de produit stratégique, et ce, malgré son apport à l’essor économique, sociale, culture et apport à la santé qui occupe la part du lion des préoccupations de la vie quotidienne des citoyens », selon M Zahir Khodja.
Vendu actuellement au prix de 750 à 800 DA le litre, alors que le prix de l’huile d’olive était de plus de 1000 DA/litres en 2025, la question du pouvoir d’achat des ménagers d’un côté et l’intégration de ce produit dans les cantines des entreprises, écoles, universités et les grands restaurants de l’Etat soulève des questions de grandes importances. On doit trouver l’équilibre entre la production des huiles industriels, présent dans les grandes surfaces et l’huile d’olive qui mérite sa place dans le marché national et international.
Rapprochement entre huile d’olive et figue sèche: Le marché informel dépasse les prévisions
Deux produits du terroire et de culture millineaires qui vont ensemble, mais très différents dans la commercialisation. La difficulté de récolte traditionnelle se pose de manière différentes dans les zones montagneuses notamment.
La fête des figues sèches de Beni Maouche, labélisé qui était vendu à 1000 DA/Kg au début atteint le prix de 3000 DA/Kg et plus, avant de revenir à 2000DA/Kg à cause de l’absence du client.
Entre le prix de revient et le prix de vente, il existe certainement la logique du marché de l’offre et de la demande qui régule le commerce. Sauf que le marché de l’huile d’olive reste entre les mains des producteurs et pouvoirs publics pour trouver l’équilibre.
A.C


