La célébration, demain mardi, du 55e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures intervient cette année dans un contexte particulier, marqué notamment par la détermination de l’Etat à poursuivre la réalisation de grands projets structurants de valorisation des ressources du pays, traduisant l’ambition grandissante d’édifier une économie diversifiée et émergente.
La célébration de cette date historique du 24 février 1971, marquant l’annonce de la nationalisation par le défunt président Houari Boumediene, survient au moment où d’intenses efforts sont menés pour la réalisation de grands projets dans les domaines de la transformation des hydrocarbures, du raffinage et de la pétrochimie, en vue de satisfaire les besoins du marché national et d’augmenter les capacités d’exportation.
Ces projets structurants s’inscrivent pleinement dans la dynamique économique impulsée par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à valoriser les ressources locales et à renforcer la position de l’Algérie sur les marchés internationaux et régionaux.
La célébration de cette journée, qui reste mémorable pour le secteur pétrolier algérien, vient ainsi confirmer la justesse de la décision prise à l’époque, à savoir parachever le processus enclenché au lendemain de l’indépendance pour la prise de contrôle totale des richesses nationales afin de les mettre au profit du pays. Ce jour-là, l’Algérie récupérait 51% des intérêts des sociétés pétrolières françaises concessionnaires opérant dans le sud du pays, ainsi que la totalité des champs gaziers en exploitation.
La prise de contrôle des hydrocarbures est considérée par de nombreux spécialistes comme une étape décisive pour l’économie algérienne, permettant au pays de disposer des ressources financières indispensables à la mise en œuvre de sa politique de développement.
Dès l’indépendance, l’Algérie avait misé sur le secteur des hydrocarbures en engageant une politique audacieuse d’investissement soutenu dans ce domaine stratégique, multipliant les projets d’exploration, de production, de liquéfaction et de transport.
C’est dans ce sillage que fut créée, le 31 décembre 1963, la Société nationale pour la recherche, la production, le transport, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures (Sonatrach), devenue depuis l’outil central de la politique énergétique du pays.
Dans le cadre de cette vision stratégique, l’Algérie a réussi à bâtir une industrie pétrolière et gazière parmi les plus développées au monde, devenant ainsi un fournisseur fiable et sûr à l’échelle internationale, tout en répondant aux besoins nationaux croissants.
A travers sa politique de développement permanent de la production nationale d’hydrocarbures, le pays est parvenu à satisfaire la quasi-totalité de ses besoins énergétiques carburants, gaz, électricité et à atteindre l’autosuffisance en dérivés pétroliers.
F.F


