Actualisé. Le dernier meeting de la révolution algérienne 1954-1962 à eu lieu, le 17 juin 1962 à Beni Maouche Bejaia, commune frontalière avec la wilaya de Setif.
Le meeting à été animé par plusieurs chefs historiques, à savoir feu Krim Belkacem, Mohamed Boudiaf, Hocine Ait Ahmed, Mohand Oulhadj et le commandant Si H’mimi Fadel, un des chefs chargé de la sécurité des membres de la délégation du Congrès de la Soummam, le 20 août 1956 a Ifri Ouzellaguen dans la vallée de la Soummam Bejaia.
Le choix de cette region montagneuse à été fixé ou sélectionné en guise de reconnaissance par rapport à l’histoire de la population locale qui s’est engagée pleinement dans la cause nationale depuis l’insurrection de la révolution de cheikh Belhadad et El Mokrani, le 8 avril 1871 à Thizi El Djemaa (Actuellement Seddouk.) En lançant avec force et conviction: » Si Dieu veut. Nous allons jeter les colons dans la mer, comme je jete ma cane parterre », a déclaré le père spirituel de l’insurrection à savoir Cheikh Belhadad âgée de plus de 80 ans. Pour rappel. Un nombre très important de ses lieutenants et poursuivants sont déportés en nouvelle Calédonie. Ceci d’une part.
D’autres part, le sacrifice de la population qui a enregistrée 1014 martyrs tombés au champs d’honneur pour l’indépendance nationale durant la guerre de libération nationale. Depuis des années, nous n’avons pas cessé de nous rapprocher de la population et moudjahidines qui ont assisté à ce fameux dernier meeting de la révolution algérienne 1954-1962, pour nous informer sur le sujet.
La réponse est pratiquement la même. » La plus part des moudjahidines et moudjahidates qui ont assisté sont décédés ou partis ailleurs. D’autres étaient de bas âges. Ils ne se souvient pas ou ils ne connaissent pas l’enjeu et l’histoire », a-t-on recueillit grosso modo comme témoignages à chaque fois que l’occasion se présente. Un livre à été perçu sur le même sujet avec la même photo illustration à la librairie Tiers-Monde à Alger il y a des decennies. » Ce livre à été écrit et publié par un écrivain, résident en Allemagne », a-t-on déniché comme information sur cette unique édition.
A la mémoire des martyrs inconnus
Néanmoins, les principaux repères et témoignages références que nous avons eu. Datent de quelques années. Nous les avons gardés en memoire depuis. Il s’agit des défunts moudjahid/ophtalmologue Dr Said Chibane et le président de l’APN Said Bouhadja qui nous ont fait part de cette partie de l’histoire transitoire de l’Algérie post independance ( Cessez-le-feu.19 mars-5 jiillet 1962),en quelques témoignages en soulignant avec force : » Ce meeting à été organisée pour dénoncer la réunion de Tripoli en Libye. Krim Belkacem Mohamed Boudiaf, avaient dit que toute décision concernant l’avenir du pays, doit se prendre en Algérie et non pas à partir de l’étranger. La révolution algérienne, s’est faite en Algérie et non pas ailleurs », a bien répondu à la question feu Dr Said Chibane que nous gardons et garderons toujours en mémoire.
L’autre témoignage qui n’est pas des moindres également, concerne le défunt président de l’Assemblée Populaire Nationale APN, Said Bouhadja qui a eu des larmes aux yeux, lorsque il a reçu le tableau de ce dernier meeting » Photo en illustration » qui lui a rappelé une promesse de remettre la photo souvenir à Krim Belkacem en exile assassiné le 18 octobre 1970 en Allemagne. » J’ai participé à l’organisation du ce meeting qui à rassemblé les moudjahidines des quatre coins du pays. C’est un message politique. Les chefs historiques ont dit dans un message trés forts que les Algeriens ont tous combattu contre le colonialisme français de 132 ans « , a-t-il indiqué et de préciser au sujet de la photo qu’il a promit à Krim Belkacem: » A sa demande, je lui ai promis de lui envoyer les photos du meeting. Très malheureusement, après l’indépendance nationale, le 5 juillet 1962, tout a changé. il s’est passé des choses que nous n’avons pas attendu. Chacun a prit sa destination », s’est il confié.
Du côté des citoyens qui ont assisté à ce meeting qui reste encore inconnu ou tabou après 64 ans de l’indépendance nationale. Nous avons eu un fils de chahid qui se remémore de l’événement : » J’ai 75 ans. J’avais 11 ans. Je suis né en 1951. J’ai été avec ma mère. Il y’avait beaucoup de monde. Ils sont resté pendant 1 mois pour préparer le meeting a beni maouche. La délégation est prise en charge par Ouchabaa qui avait les moyens pour prendre en charge la délégation. Enfant, je ne savais pas de quoi s’agit il. Mais, avec le temps, j’ai appris que Krim Belkacem avait dit que les moudjahidines ont combattu pour l’indépendance nationale et non pas pour les montagnes seulement. L’Algérie est indépendante grâce aux sacrifices des martyrs. Il faut aller dans les plaines et autres espaces du pays pour travailler et vivre pleinement la liberté et l’independance nationale », a indiqué M Zoubir Harrir qui était le seul modéliste Algérien reconnu dans la fabrication de la chaussure dans les années 1970/1980 à Sonipec Akbou.
Algerie62, symbole de l’indépendance, se fait un devoir de porter ces quelques témoignages authentiques, par devoir de conscience et à la mémoire des martyrs de l’indépendance nationale au prix de 1.5 millions de martyrs. Un nombre indéterminé des enfants des martryrs qui n’ont même pas la photo de leurs pères qui sont restés sans faire leurs deuil et également des parents qui n’ont pas revues leurs enfants depuis leurs engagements dans les maquis au côtés des martyrs pour l’indépendance nationale. Combattant toute exploitations des richesses du pays et autres crimes et tortures coloniale de 132 ans. Gloire aux martyrs de l’indépendance nationale.
A.C


