La commémoration du 75ème anniversaire des Massacres du 8 mai 1945 de Sétif, Guelma et Kherrata, qui a fait 45000 victimes, est passée presque inaperçue ce 8 mai 2020 à la faveur de la pandémie du coronavirus qui a pratiquement gelée toutes activités. Cette date incontournable dans l’histoire de l’Algérie contemporaine, n’a eu droit qu’à une consécration puisque placée comme « journée nationale pour la Mémoire » . Et pourtant depuis des années, de nombreux historiens reviennent souvent sur l’importance de ces évènements qui constituent un tournant décisif avant le déclenchement de la Lutte de libération Nationale, le 1e novembre 1954 qui a duré jusqu’au 03 juillet 1962. Les archives et autres documentaires ayant trait à ces tragiques évènements, montrent combien ces massacres dépassent tout entendement. Un crime contre l’humanité commis par la France coloniale qui devra tôt ou tard s’excuser devant le peuple Algérien, et partant, reconnaitre ses abominables crimes devant le monde entier. Cette page de l’histoire du pays doit être transmise aux générations futures, et ne peut être dissociée de l’histoire millénaire du pays. Rappeler aujourd’hui les 132 ans d’exploitation des richesses du pays par la France coloniale et les 7 ans de lutte armée pour l’indépendance nationale, au prix de millions de martyrs depuis son invasion le 05 juillet 1830, n’est qu’un devoir de mémoire auquel nous sommes solidement attachés.
A.C
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