La crise politique en Irak continue à s’aggraver, après la démission du premier ministre, Mohammed Taoufiq Allaoui, qui a renoncé à former un gouvernement à même de faire sortir ce pays d’une révolte inédite émaillée par près de 550 morts et plus de 30000 blessés.Le président de la République, Barham Saleh, a désormais quinze jours pour proposer un autre candidat afin de former le futur gouvernement. Il va le choisir seul, sans cette fois demander l’avis des grands blocs parlementaires comme l’y obligeait la Constitution lors de la désignation de M. Allaoui. Quelques minutes après l’annonce de départ, M. Saleh a dit travailler à choisir un candidat de remplacement. Plusieurs sources politiques, il a déjà depuis des semaines arrêté son choix: il veut très probablement nommer le chef du renseignement, Moustafa Al-Kazimi. M. Allaoui, lui, a dénoncé dans une lettre adressée à M. Saleh des parties qui ne négocient que pour leurs propres intérêts sans aucun respect pour la cause nationale.Le successeur de M. Allaoui aura la lourde tâche de renouer avec des Irakiens en colère, après cinq mois de la révolte qui a fait 550 morts et 30 000 blessés, quasiment tous des manifestants, dont un nouveau a été tué dimanche, selon des sources médicales.
APS

