Des professionnels de la finance et des opérateurs économiques ont appelé, jeudi à Alger, les pouvoirs publics à œuvrer en faveur de la stabilité juridique et à assouplir le régime fiscal national à travers des lois pérennes et des dispositions encourageant l’investissement et la création d’emploi.
Intervenant lors d’une journée d’étude organisée par la Chambre de commerce et d’industrie de Mezghena-Alger en collaboration avec l’Institut supérieur de gestion et de planification ISGP sur la loi de finances 2020, des experts en finances, des comptables, des commissaires aux comptes ainsi que des chefs d’entreprises ont plaidé en faveur de la stabilité des lois de finances afin d’avoir une visibilité et cadre favorable à l’investissement.Evoquant les nouvelles dispositions introduites dans la nouvelle loi, dont le relèvement des impôts imposés à certaines activités économiques et commerciales, le premier vice-président de la Chambre Mezghena , Mustapha Korichi a fait observer que la loi de Finances 2020 devait être suivie dans les prochains mois par une loi de finances complémentaire, ce qui illustre, à ses yeux, de l’instabilité juridique qui affecte l’économie nationale et le bon fonctionnement des entreprises ».Pointant du doigt les retards accusés dans la publication des textes d’application y afférent à certaines dispositions fiscales prévues par les différentes lois de finances, M. Korichi, également chef d’entreprise, a appelé les pouvoirs publics à adopter des lois constantes qui peuvent encadrer l’activité économique au moins pour une durée de cinq ans, afin de garantir une certaine stabilité aux opérateurs et investisseurs nationaux et étrangers.Le secteur informel dans le système fiscal national a été également soulevé par le même responsable, estimant que les autorités publiques devaient trouver une solution à ce phénomène qui gangrène l’économie nationale. Dans le même ordre d’idées, le commissaire aux comptes, Chérif Bournene a mis en exergue lors de son intervention le relèvement de l’imposition d’impôt sur le revenu global occasionnel des activités intellectuelles consulting qui passe de 10 % à 15 % par an, relevant que cette imposition n’est pas encore claire du fait de l’absence d’une liste détaillée des professions concernées.
N.A

