La question est posée par Mohamed 30 ans, citoyen apolitique lambda. « On ne comprend pas comment peut-on voter une constitution qui va engager l’avenir du pays, alors que l’APN elle-même n’est pas légitime. Comment veux-t-on légitimer un travail qui dans le fond, n’est pas accépté par la majorité silencieuse du peuple ? » lance t-il. Un autre citoyen s’interroge sur l’avenir du pays qui concerne l’ensemble des Algériens. Hamid 60 ans, chauffeur d’entreprise qui essaie un costume noir comme s’il va se remarier à son âge avance d’autres idées politiques et philosophiques à la fois. « Je m’en fous de tout. Ils sont tous pareil pour moi. Dans tous les systèmes et régimes politiques du monde, il ne faut pas s’attendre aux politiques parfaites. Mais, dans notre pays, c’est exceptionnelle par rapport aux autres pays ». Mettant l’accent sur la nécessité de rétablir la confiance entre le peuple et le pouvoir politique, entre gouverneur/gouverné, entre l’employé est sa hiérarchie. Tout le travail de fond réside justement dans cette nouvelle donne qui s’impose à tous les niveaux. Pour cela, tout passe par le discours politique, la communication institutionnelle, la liberté d’expression, le rétablissement des valeurs et compétences écartés abusivement et injustement de leurs postes, la relance économique dans les meilleurs délais etc. Hors quelques exemples et expériences, semblent très suffisantes pour rétablir la confiance perdue depuis 20 ans. Les discours brefs et concis, l’action de feu Mohamed Boudiaf assassiné en direct le 29 juin 1992 qui a gagné la confiance et le respect des millions d’Algériens en six mois de gouvernance à la tête du HCE, et ce, malgré la grande crise économique qu’a traversé le pays à l’époque, Boudiaf est entré dans l’histoire des générations futurs. C’est largement suffisant comme exemples de pragmatisme surtout que les grands chefs de la ISSABA sont en prison. Celui qui sait et ne dit rien est ne fait rien pour le bien du pays est un criminel. 1000 ans ou Milan ne s’est pas contruite en un 1 an.
A.C

