Première femme algérienne et pionnière dans l’arbitrage nationale qui a luttée pour la formation de l’équipe féminine algérienne et en plein décennie noire, également députée de 2012-2017, Soumeya Fergani, véritable combattante engagée pour le développement du sport féminin et les droits des femmes en Algérie, souligne: « Nous sommes les grandes oubliées du pays. C’est toujours les mêmes personnes qui reviennent chaque année dans la célébration des évènements. Je ne pense pas à moi, mais à toutes les femmes aux foyers et autres qui vivent dans les zones rurales. Me concernant, on pas besoin de cette demi-journée, mais, nous sommes tours présente durant toutes l’année aussi bien au niveau de la maison et dans le monde du travail et dans tous les domaines », affirme Soumeya Fergani qui s’exprime sur un ton plus au moins coléreux. Avançant un taux qui dépasse les 50% dans tous les domaines presque, notamment les secteurs de la santé, l’éducation, l’administration, Soumeya Fergani ajoute « En tous les cas, on doit travailler et arracher nos droits et non pas attendre des postes du pouvoir politique. ».
L’intérêt général passe avant l’intérêt personnel
Activant en qualité de conseillère au niveau de l’instance internationale UNPA et le MENA pour lutter contre la violence, l’ancienne arbitre nationale et députée, n’a bénéficiée ni logement ni aucun avantage comme c’est le cas de ceux celles qui profitent des situations pour faires des affaires et de quelles manière. « Bien au contraire, j’ai été sanctionnée pour avoir soutenu et marchée avec les citoyens et travailleurs protestataires qui réclament leurs droits sociaux professionnelles depuis. Mais, malgré cela, je ne regrette rien de tout ce que j’ai donné pour le pays. Si je dois refaire ma carrière sportive, je vais la refaire avec joie et grande fierté ». Réjouissant d’un grand respect et considération auprès des habitants de sa famille et environnement à El Berouagguia, Soumeya Fergani, n’a pas manqué de rendre un grand hommage à tous ceux et celles qui l’ont aidées et soutenu pour jouer les premiers rôles en tant qu’arbitre fédérale, dont Mr Larab qui a publié un ouvrage sur l’histoire de l’arbitrage en Algérie, ainsi que Mrs Bechari, Belahcen, Ali Malek. Gardienne de but de l’équipe nationale football salle à l’époque de la sélection de Khelloufi et Ouchene l’ancienne vedette féminine de l’arbitrage national, se distingue par la rigueur et l’esprit sportif. Plusieurs souvenirs lui reviennent avec dans les matchs des équipes féminine de Blida, Annaba et l’équipe de la JSK qu’elle a qualifiée de la plus grande équipe sous la présidence du défunt Mohamed Cherif Hannachi. Son dernier match revient à fin 2002/2003, ou elle a arbitrée le match d’ouverture entre l’équipe WAT Tlemcen et la fameuse équipe de Beni Tour qui a décroché le trophée de la coupe d’Algérie.
A.C


