La lecture c’est comme la gymnastique. Si on n’apprend pas les choses à l’école, au collège et à l’université qui est une autre paire de manche. On ne peut pas lire et produire. C’est l’école qui est la base avant tout.
Interrogé sur la question de l’importance du livre en Algérie, le célèbre animateur de l’émission culturelle «Expression livre» à Canal Algérie qui n’a pas manqué d’affirmer d’emblée qu’il est un passionné du livre, répond au sujet de l’évolution du monde de la lecture et de l’édition en Algérie. « Malheureusement, la pandémie de la covid-19 a mis un frein terrible pour l’édition littéraire. A l’occasion, je voudrais remercier les maisons d’éditions à travers le pays qui ont fait un immense effort dans une période très difficile. Il y a lieu de souligner qu’il y a plus de 80% de production littéraire qui a baissée depuis l’arrivée de la pandémie sur pratiquement deux ans », fait savoir Youcef Sayeh qui n’est plus à présenter sur la scène médiatique et littéraire. Le salon international du livre d’alger qui est très important pour les auteurs n’est pas ouvert depuis pour les même raisons. Mais, ça résiste, c’est bien, c’est formidable parceque, on continue d’avoir des éditions de recueils de poésies, de dramaturgies et un grand chapeau pour les maisons d’éditions pour ne pas avoir pliés bagages. Répondant à la question récurrente de l’absence du lectorat algérien ces dernières années, et ce, malgré la production qui continue un tant soit peu pour nourrir l’esprit, Youcef Sayeh en fervent lecteur déplore d’emblée le manque de motivation qui commence dès l’enfance. « La lecture c’est comme la gymnastique. Au départ, si on n’apprend pas les choses à l’école, au collège et à l’université qui est une autre paire de manche. C’est l’école qui est la base avant tout. Si l’enfant ne s’habitue pas à apprendre parceque on est obligé à lire au minimum un ou deux livres par ans quelques soit la lecture suivant les classes d’âges.». Avant il y’avait de petites bibliothèques dans chaque classe. Le maitre de l’école demandait aux élèves de lire telle ou tel livre. Les enfants prenaient l’habitude pour former un lectorat, dit-il, tout en poursuivant qu’on ne peut pas former un lectorat à l’âge de 40 ans ou 50 ans qu’on va commencer à acheter et lire un livre. Répondant à la question du plaisir qu’il éprouve dans l’animation de son émission à Canal Algérie, Youcef Sayeh fait une confidence. « J’éprouve un immense plaisir. J’avoue que je ne me suis jamais regardé à la télévision. L’intérêt c’est la rencontre avec les auteurs pour débattre avec lui de son ouvrage, son style. Ça fait plaisir en écrivant.», affirme t-il.
Amar CHEKAR

