Son cadre accroché au mur, mais son sourire et valeur sont toujours présent à jamais. Elle n’est plus de ce monde éphémère, mais, son image rappelle chaque jour l’autre monde que personne ne connaît quelques soit son statut depuis Eve et Adem.
Toujours accueillante et souriante, Sihem Bouksani, gérante/responsable de la fameuse librairie, la maison de la Presse à proximité de la grande poste à alger centre, a rejoint sa demeure éternelle, le premier jour du hirak, le 22 février 2019 à l’age de 46 ans. Légende anonyme, mais vivante dans les cœurs et les esprits à travers un ensemble de ses valeurs éducatives et culturelles, reste un éxemple non seulement pour sa famille, pour tous les lecteurs et lectrices de la littérature algérienne, maghrébine et du monde entier. Toujours présente dans l’esprit de cette librairie qui se dessine comme un point de repère pour les adeptes du monde du livres et des revues, son départ le premier jour du mouvement populaire pacifique HIRAK qui a sauvé le pays du pire, continue de marquer des milliers de lecteurs et lectrices jusqu’à présent. Son cadre accroché au mur, mais son sourire est toujours présent. Même si elle n’est plus de ce monde éphémère, elle rappel chaque jour l’autre monde que personne ne connait quelques soit le statut depuis la naissance d’Eve et Adem. Aguerri par son attachement aux valeurs patriotiques, culturelles et scientifiques, Sihem avait refusé plusieurs fois de se soigner en France en tant que pays colonisateur par principe. Sa maman témoigne : « Sihem a refusée de se soigner en France tout en disant que les même traitements médicaux sont utilisés en Algérie, en France ou ailleurs. Elle a préféré vivre et se soigner dans son pays pour suivre et subir ses traitements comme tous les patients algériens convaincus », a souligné sa maman, Mme Bouksani 74 ans qui a eu des larmes aux yeux en évoquant les nombreux souvenirs de sa fille. « Heureusement que j’ai cette librairie. Si non je serais morte juste après ma fille. La librairie c’est mon refuge. C’est la libraire qui apaise mes douleurs », fait-elle savoir tout en affirmant sagement que la vie est ainsi faite. On y peut rien contre la nature. « Un jour on est heureux, un autre on est malheureux. On n’oublie rien. On s’habitue seulement aux situations », dit-elle. Tout en tenant compte de la valeurs de la défunt Sihem, Et pour anecdote seulement, il y a quelques années, le défunt Mohamed Demagh, artiste sculpteur ami du célèbre peintre M’hamed Issiakhem et de l’écrivain Kateb Yacine, n’a pas trouvé mieux pour encourager la valeurs de Sihem pour son sourire et qualité d’accueil à tous les adeptes du livre, que de lui offrir un bouquet de fleurs pour l’encourager lors de son passage dans cette librairie qui continue de marquer des générations entière dans la capitale algérienne. Alger. Pour mémoire. Sihem a été surprise et n’a cessé de rougir en recevant un bouquet de fleurs d’un célèbre artiste et grand marcheur de plus 80 ans, à savoir feu mohamed Demagh qui a lui a offert ce bouquet et guise d’encouragement et de reconnaissance de valeurs. Partie à fleur d’âge après une longue maladie, Sihem Bouksani 46 ans, a laissé un vide immense dans son entourage proche et lointain, le premier jour du hirak béni, qui a sauvé le pays du pire. Repose en paix et au paradis éternel. A dieu nous appartenons, à lui nous retournons.
A.C


