Actualisé. Invité à l’ouverture de la 7ème édition de la figue sèche qui se déroule du 25 au 27 septembre à Beni Djelil, le wali de Bejaia M Kamel Eddine Kerbouche, aurait mieux fait de s’ouvrir aux questions des journalistes en tant que premier responsable de la wilaya pour aborder les vrais préoccupations citoyennes pour avancer au mieux.
Se contenter de noter uniquement les préoccupations des citoyens qui sont très nombreux à exprimer leurs doléances quotidiens, c’esttrès insuffisant.
» C’est la fête de la figue sèche. On parle que de la figue et non pas d’autres préoccupations« , a-t-il répondu avant de nous renvoyer pour s’adresser à d’autres personnes avant de revenir sur sa décision pour nous inviter à poser la question et de nous quitter subitement après.
C’est vrai que la wali de Bejaia a répondu à la majorité des préoccupations des agriculteurs, anciens et nouveaux élus de la wilaya, mais pas aux questions d’ une dizaine de journalistes présents sur les lieux.
A part la télévision et la radio nationale qu’on favorise partout et toujours pour le JT de 20h00. Un phénomène qui revient souvent. Pourtant, tous les journalistes, ont le même droits et devoir constitutionnelle d’informer et de faire leurs travail dans le meilleur cadre de l’exercice de la profession journalistique. » ça m’a choqué. On m’a obligé de supprimer mes enregistrements de toutes les questions des citoyens intervenants et les réponses du wali. Tout allait normal. Un des membres du protocole m’a obligé de tout supprimer. J’ai été empêché de faire mon travail de journaliste. », et d’ajouter » C’est justement ce sont ces pratiques irresponsables qui créent la confusion, la désinformation. Ça accentuent le rejet et la méfiance de part et d’autres », a déploré un journaliste professionnel qui couvre les visites des ministres au niveaux national. Pas seulement à cette occasion. » C’est la première fois que je supprime involontairement un enregistrement d’un officiel qui parle. Ce sont ses pratiques sournoises et irresponsables qui laissent la voie libre aux influences négatifs et informelles au détriment des organismes officiels de médias Nationaux sans distinction. Il y a une presse professionnelle nationale legale et transparente au service du développement durable du pays », a-t-il indiqué.
Ce qu’il faut retenir
Le président de la République lui même organise des rencontres périodique avec les médias, afin d’informer l’opinion publique et mettre chacun devant ses responsabilités. » Le président Tebboune, ne cesse de revenir sur la question de l’importance des médias et le rapprochement avec les citoyens. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. On doit suivre les bons exemples pour connaître la réalité et comprendre l’évolution des situations sur tous les plans. », » Personnellement, j’evite ou j’hésite de travailler avec la wilaya de Bejaia depuis des années, et ce, rien que pour eviter les problèmes avec eux « , a ajouté notre source sous l’anonymat.
Responsabilité individuelle et collective
Au delà des préoccupations des agriculteurs et organisateurs de la fête des figues sèches à Beni Djelil, Bejaia enrigistre trois fêtes du même produit. Fêtes de la figue sèche de Beni Maouche, le 23 24 et 25 octobre. La fête de la figue pour trois jours également, à partir du 9 octobre à Ouzellaguen et encore.
La wilaya de Bejaia souffre du règlement d’un énorme problème de décharges publique depuis des decennies. » Dans la commune de Beni Djelil, on paie une facture qui s’élève entre 500 000 et 600 000 da/ans pour le CET d’El Kseur depuis 2024 « , a souligné le P/APC de Beni Djelil.
Le montant des travaux de l’aménagement de la route Amassine, de 15 km environ, devant relier trois villages, notamment Be i Djelil, Feraoun et Semaiun était estimé à à 60 milliards DA. il y a 20 ans. Actuellement, la fiche technique affiche un montant qui dépasse 200 milliards DA.
La mise en œuvre de l’énergie électrique dans les fermes agricoles souffrent de multiples obstacles pour le travail agricole. Exemple du village Thansaouth, Cne Bouhamza etc.
» Ce sont des préoccupations qui ont étés soulevées et rappelées maintes fois a l’APW, de Bejaia. Chaque fois, ce sont les mêmes reponses et promesses que l’ on entend depuis 20 ans« , regrette Zahir Ait Hamoudi, élu à l’APW qui n’a pas manqué de s’interroger sur « le blâme » prononcé par le wali de Bejaia a l’encontre des élus et organisateurs de l’événement agricole qui a rassemblé plus de 200 ans participants. Le prix de la figue a plus au moins baissé cette année. Le premier choix est vendu aux prix qui varie entre 2000 et 2400 da/kg. Le 2ème choix entre 1000 est 2000 da/kg.
La problématique du secteur de la santé au niveau de la wilaya, est un secret de polichinelle. En tous etat de cause, le wali de Bejaia ou autre wilaya, ne peut a lui seul reagir a toutes les préoccupations citoyennes. La responsabilité est partagée.
Encore une fois. Algerie62, symbolique de l’indépendance, tient à rappeler chaque fois que l’intérêt général et national prime sur toutes considérations secondaires. Au service du développement local et national, le droit de réponse est garanti conformément à la loi en vigueur.
A.C


