Enfants, personnes âgées, femmes et hommes se sont engagé volontairement au côté des moudjahidines et martyrs pour apporter leurs soutients à la cause nationale. Commençant par la garde jours et nuits, la construction des caches dans les maisons traditionnelle, le repérage des grottes dans les montagnes, la surveillance en permanence de tous les mouvements des colons, le ravitaillement, la prise en charges des troupes des moudjahidines et l’armement. Autant d’actions et sacrifices physique et matériel pour accompagner les moudjahidines dans les maquis et villes du pays tout au long de la révolution algérienne jusqu’à l’indépendance nationale le 5 juillet 1962.
Comme témoin post mortem, la défunte Aicha Allouache, natif du village Ijdharane, Cne Beni Maouche Bejaia, décédée à l’âge de 102 ans, raconte son vécu « Notre maison était le refuge des moudjahidines durant la guerre jusqu’à l’indépendance de notre pays. Les colons français venaient toujours au village Thaourirth Ouguemoune avec les soldats Saliganes «Soldats Sénégalais Ndlr » qui sont très violents qui ne pardonnent rien. Lorsque j’entends les chiens aboyer, je mets l’herbe verte dans le kanoune « Brasero » pour dégager de la fumée avec un goût acre insupportable. Dès qu’ils s’approchent de la maison, les colons commencent à crier, nous insulter et font demi tour a cause de la fumée qu’ils n’arrivent pas à supporter,» fait-elle savoir tout en ajoutant « Je préfère la misère la pauvreté et la misère en voyant notre pays libre et indépendant que tout les biens du colon français qui a fait autant de mal au peuple algérien », dit-elle.
Répondant à la question des souffrances et sacrifices des moussablines, Said Fréha, animateur et producteur d’une émission spéciale 1 novembre 1954-2025, ou il a donné la parole à un citoyen moussables Rachid Chaoui, 93 ans souligne « On peut dire que le role du moussabel est vraiment capitale dans la continuité de la révolution algérienne. Le colon peut pardonner un moudjahid ou le jeter en prison, mais pas souvent le moussabel, en tant qu’informateur qui encaisse tout et qui s’expose à la mort sur place », selon Said Fréha qui a rendu hommage aussi bien aux moussablines et moudjahidines.
A.C


