« On ne peut pas préserver et valoriser le patrimoine, si à la base on ne connaît pas leurs valeurs qui reflètent notre histoire millineaires et contemporaine » a soulignée Mme Malika Bendouda, ministre de la culture, lors du lancement du mois du patrimoine de l’année qui se déroule du 18 avril au 18 mai 2026 à travers l’ensemble du territoire national.
Si une telle déclaration d’un officiel mérite respect et considération à juste titre, le grand travail qui reste à faire, c’est la prise de conscience et la sensibilisation continue des citoyens qui sont les premiers témoins de l’histoire de leurs propres villages, cités, banlieues et villes à travers les quartes coins du pays, ainsi que tout notre patrimoines représentant le pays à travers le monde.
Et pour mémoire et l’histoire, nous avons posé la question de la préservation de l’hôtel qui a abrité les accords d’Evian en Suisse, le 18 mars 1962, à l’ambassadeur de la Suisse que nous avons rencontré, il y a quelques années à l’hôtel El Aurassi Alger, lors d’un événement économique international. Notre haute répond spontanément : « C’est à l’Algérie de le préserver et le mettre en valeurs. C’est votre patrimoine qui a marqué les événements qui ont entouré l’indépendance de votre pays avant tout », a-t-il répondu sans détour. Cette situation, est un exemple phare inscrit parmi tant d’autres patrimoines Algériens se trouvant à l’étranger.
Quant au patrimoine millineaires et contemporain du pays depuis, le Royaume Numide contre l’occupation Romaine au IIé siècle avant J-C, unifié par le roi Massinissa avec CiRTA (Constantine Actuellement), comme capitale qui a joué un rôle clé entre Rome et Carthage qui symbolise les racines et l’identité Algérienne et la réalité actuelle. Celle ci garde toutes les traces de la civilisation et du combat du peuple Algérien pour sa patrie, sa liberté et dignité humaine et citoyenne. Elle ne peut que conforter la force du caractère et valeurs morales, culturelles qui coulent dans l’ADN du peuple Algérien depuis.
S’agissant de l’actualité qui entoure le mois du patrimoine national, cette problématique devra être incluse dans les programmes scolaires du secteur de l’éducation, afin de préparer les futures générations sur la préservation et la protection des repères et lieux qui se trouvent dans les proximité de chaque coin du pays.
Le patrimoine des villes est villages : Des actions citoyennes responsables
A titre d’exemple, nous citons entre autres, le village Tizekht, Cne Beni Maouche qui a été brulé sept fois durant la période Ottomane et bombardé trois fois par l’armée française durant la guerre de libération 1954-1962. Des archives précieux sont déja disparut et autres lieux en voie de disparaître. Ce que l’on regrette depuis les années 1980/1990. Au lieu de préserver les lieux qui remontent du 9é au 18é siècles, malheuresuement, ce n’est pas le cas. Par absence de la connaissance de l’importance de ses vestiges historiques, au lieu de préserver les lieux, on détruit pour construire de nouvelles mosquées au coups de milliards de DA, sans tenir compte de nos trésors cachés méconnus, ignorés depuis des siècles qu’il faudrait réhabiliter et réaménager convenablement en respectant l’architecture et l’existant.
Deux fontaines traditionnelles. Une pour hommes et l’autre pour femmes. La mosquée et tout ce qui l’entoure comme douches, sanitaires, deux abreuvoirs pour animaux, construite en 1889 qui ne figurent plus dans les archives du village qui n’est autre qu’un échantillon parmi tant d’autres patrimoines collectifs local, régional et national appartenant aux citoyens en général. Ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres qui touchent nos villages depuis des décénnies, notamment, l’apparition de l’idéologie politique au nom de la religion qui est allée jusqu’a la profanation des tombes.
Par ignorance ou conséquences de l’endoctriment religieux, on est arrivé jusqu’a dire et faire croire aux aux faibles surtout, que « faire la prière dans l’ancienne mosquée est un péché ». Fort heureusement, ce n’est pas tout le monde qui est touchés par cette « follie religieuse » bête et inconséciente des valeurs du peuple, la situation s’est rétablie coûte que coûte. Mais, beaucoup reste à faire pour rattraper le temps perdu pedu pour éviter le pire à l’avenir.
Pour rattraper un tant sois peu le temps perdu, l’initiative revient au musée de Béjaia qui a concocté un programmé spécial pour une dizaine de villages en premier temps, afin de s’approcher des citoyens, afin de les sensibiliser et communiquer de manière directe en programmant des rencontres débats, avec des conférenciers et spécialistes en patrimoine, pour mieux comprendre et comprendre les enjeux du patrimoine matériel et immatériel qui vont avec l’histoire de tout les peuples et le peuple Algérien en particulier.
A.C


