Nous parlons souvent des grands projets, du développement, des investissements et des infrastructures. Pourtant, une question essentielle est rarement posée : Quel est le niveau de civisme de notre société ?
Depuis plus de deux ans que Mohamed habite dans un immeuble, Il observe chaque jour que la qualité de vie ne dépend pas uniquement de la beauté des bâtiments, mais surtout du comportement de leurs habitants. Témoignages. « Je ne savais qu’il existe des situations pareilles. Je pensais que la vie dans un bâtiment est autre mode de vie qui distingue le bien du mal. Mon voisin dessus, a aménagé sa maison avec des fauteuils très lourds. Chaque fois que l’on tire le fauteuil pour nettoyage ou simple déplacement, ça dérange chaque fois. Quand j’ai parlé avec la personne concernée, elle réponde que ce n’est pas elle, mais c’est l’étage au dessus » déplore Djamel Arezki.
Pis encore, l’étage supérieur dépasse toutes les limites de la morale et de la loi. Dahmane Fakhour, témoigne encore « Le comble, c’est que on se permet de casser toute la céramique pour placer d’autres céramique sans penser aux bruits que l’on génère de jour comme de nuit. La loi ne permet des transformations anarchiques. Le dérangement tout azimuts avec des marteaux piqueurs et autres scies électriques. On perd le contrôle de sois et cela se répercute sur notre bien être et aussi, le travail qui nous attend le lendemain.» selon notre source qui n’a pas manquer de souligner que dans le principe de la vie sociale et culturelles « Une cité est comparable à une grande famille. Chacun y possède des droits, mais aussi des devoirs. Respecter le repos de son voisin, éviter les cris, limiter les nuisances sonores, préserver les parties communes et saluer les autres sont des gestes simples qui rendent la vie agréable. », a-t-il indiqué en guise de citoyen conscient de droits est devoirs.
Les mauvais comportements transforment le calme aux tensions et conflits sociaux
À l’inverse, les comportements irrespectueux transforment rapidement un cadre de vie paisible en un espace de tension permanente. Les portes que l’on claque, les conversations à voix haute dans les cages d’escalier, les enfants laissés sans surveillance dans les couloirs ou les travaux réalisés à des heures inappropriées deviennent une source quotidienne de fatigue pour les habitants. « On a vendu un appartement à Alger. L’acheteur a investi pour réparer l’ascenseur du bâtiment. Puis il a dit que l’ascenseur lui appartient Parceque, c’est lui qui a tout réparé… », Un cas plus bizarres. Le plus inquiétant est que beaucoup considèrent ces comportements comme normaux. Ils oublient que derrière chaque porte vit une famille, une personne âgée, un malade, un étudiant qui prépare un examen ou un travailleur qui a besoin de repos. Les lois existent. Elles protègent le droit à la tranquillité publique. Mais aucune loi ne remplacera jamais une conscience citoyenne. Le respect ne peut pas être imposé uniquement par la sanction. Il doit être le fruit de l’éducation.
On apprend le civisme dans la famille. Des parents qui enseignent à leurs enfants le respect des autres rendent un immense service à toute la société. L’école consolide ces valeurs, mais leur première source reste le foyer. Une nation ne se mesure pas seulement à la hauteur de ses immeubles ou à la largeur de ses routes. Elle se mesure aussi à la manière dont ses citoyens vivent ensemble.
Tout une ville, un pays pour éduquer un adulte
Pour responsabiliser l’adulte, l’intertitre n’est pas un hasard. mais, un constat amère et évoltion dans la célèbre citation en titre d’un livre » Tout un village, pour éduquer un enfant », de l’ex diplomate Américaine Mme Hillary Clinton. Passant du stade de l’éducation d’un enfant vers l’éducation d’un adulte, la responsabilité devient plus complexe. Cela dit, il arrive des moments et des situations, ce sont les enfants qui éduquent les adultes.
Le civisme est un investissement invisible. Il ne demande aucun budget, mais il améliore la sécurité, la tranquillité, la solidarité et la qualité de vie. Nous avons tous le pouvoir d’améliorer notre cité. Non par de grands discours, mais par de petits gestes quotidiens. Car le véritable citoyen n’est pas seulement celui qui connaît ses droits. C’est celui qui respecte aussi les droits des autres. Le civisme n’est pas un luxe. C’est la première pierre sur laquelle se construit une société digne, paisible et respectueuse.
L’éducation civique commence dans la famille d’abord, à l’école, du primaire jusqu’à l’université, le monde du travail, administration, entreprises, commerce, le transport, la conduite, le marché, la plage, le stationnement et dans toute la vie quotidienne. Et pour dire peu est bien, il n’y a que les cabinets médicaux ou l’on trouve la paix dans la salle d’attente pour consultations. C’est toute cette pression quotidienne que l’on subit avant que des symptômes physiques ou psychiques apparaissent en nous. Ça peut faire du mal à certains, mais, ça nous interpelle. C’est plus que nécessaire pour en harmonie avec sois même, sa famille et son environnement social et culturel proches ou lointain à longueur d’années et de la vie quelques soit le statut et longévité.
A.C


