Le ministre a consacré une partie importante de son intervention aux défis liés à la désinformation et aux campagnes médiatiques visant l’Algérie. Dans un contexte international marqué par le développement des guerres hybrides, il a appelé les médias nationaux « à faire preuve de vigilance, de professionnalisme et de mobilisation. »
« Nous sommes en guerre médiatique. Nous devons être mobilisés « , a-t-il déclaré, soulignant que les attaques informationnelles exigent désormais une approche plus proactive, fondée sur l’anticipation, la vérification des faits et la diffusion rapide d’une information crédible. L’ère de la réaction est révolue. Maintenant, il faut agir » , a-t-il lancé. Le ministre a également dénoncé les campagnes hostiles à l’Algérie, évoquant notamment ce qu’il a qualifié de nouveaux harkis , qu’il estime toujours actifs dans les opérations de déstabilisation médiatique.
Il a fait référence, dans ce contexte, aux polémiques suscitées par les questions sécuritaires régionales, notamment celles liées au Niger, pour illustrer les enjeux de la circulation de l’information et les risques de manipulation. Face à ces défis, il a insisté sur la nécessité de renforcer le front interne, rappelant que l’unité nationale constitue un rempart essentiel contre les tentatives de déstabilisation.
Réalisations nationales, la presse appelée à être davantage présente sur le terrain
Mohamed Bouslimani a également interpellé les médias nationaux sur leur rôle dans « la valorisation des grands projets structurants engagés par l’État », estimant que beaucoup de réalisations économiques et sociales majeures ne bénéficient pas toujours de la couverture médiatique adéquate.
À ce titre, il a cité le projet minier de Gara Djebilet et les infrastructures ferroviaires qui lui sont associées, ainsi que le projet de liaison ferroviaire Alger-Tamanrasset, présenté comme « l’un des grands paris du développement national. Il a également cité les programmes de logements, les efforts engagés dans le domaine du médicament et de la sécurité sanitaire, ainsi que la réalisation des stations de dessalement d’eau de mer.
« Est-ce que la presse est au même niveau que l’État ? », s’est-il interrogé, appelant les journalistes à davantage d’initiatives pour informer les citoyens sur les réalisations accomplies. Ceux qui doutent de ces réalisations, nous les vaincrons avec l’information », a-t-il soutenu, plaidant pour une presse nationale capable d’accompagner les efforts de développement du pays, sans renoncer aux exigences de rigueur, de vérification et de professionnalisme.
Presse locale, un maillon essentiel dans la lutte contre les rumeurs
Le ministre a particulièrement insisté sur le rôle de la presse de proximité, qu’il considère comme « un trait d’union indispensable entre les citoyens et les institutions. » Revenant sur les visites effectuées dans 41 wilayas en 2023, il a indiqué que « les journalistes locaux avaient soulevé plusieurs difficultés, notamment celles liées à l’accès aux responsables et aux sources officielles d’information. » Mohamed Bouslimani est revenu sur la période de la pandémie de Covid-19, marquée par la circulation de nombreuses informations erronées, notamment sur le nombre de décès, estimant que la mise en place d’une communication régulière et la diffusion d’informations vérifiées avaient permis de mieux maîtriser la situation.
Échéance électorale du 28 novembre, les préparatifs médiatiques engagés
À l’approche de l’échéance électorale du 28 novembre évoquée au cours de l’émission, Mohamed Bouslimani a assuré quant « à la mobilisation des moyens nécessaires pour assurer une couverture médiatique dans de bonnes conditions », affirmant que « pour le 28 novembre, la presse sera au rendez-vous ». Il a fait état d’une coordination avec l’Autorité nationale indépendante des élections ANIE, rappelant « qu’une rencontre de travail avait déjà été organisée autour des préparatifs médiatiques. »
Le ministre a également annoncé la préparation prochaine, au Centre international de conférences CIC, des dispositifs d’accueil et de travail destinés aux journalistes. Les représentants de la presse nationale et internationale devraient ainsi bénéficier des commodités nécessaires à l’accomplissement de leurs missions. Il a, par ailleurs, souligné « l’importance de la presse locale dans la couverture de cette échéance, compte tenu de sa proximité avec les citoyens et de sa connaissance des réalités du terrain. »
Soyez les nouveaux moudjahidine , l’appel du ministre aux journalistes
Enfin, Mohamed Bouslimani a renouvelé son hommage aux travailleurs de la Radio et de la Télévision algériennes, dont l’engagement historique a permis de préserver la souveraineté audiovisuelle du pays au lendemain de l’indépendance, rappelant l’attention accordée par le président de la République à la presse nationale, tout en soulignant les attentes placées dans les professionnels du secteur en matière d’information, de proximité et de responsabilité.
« Vous avez un président de la République qui aide la presse et qui attend un retour sur l’information et le travail de proximité », a-t-il déclaré, appelant les journalistes à s’inspirer de l’engagement de leurs aînés, en faisant de la défense de l’information crédible, de la souveraineté nationale et de l’intérêt du citoyen une priorité. « Mon souhait est que vous soyez les nouveaux moudjahidine », a-t-il conclu.
Rédaction/Radio Multimedia


