« Il faudra peut-être attendre le passage du président de la République ou des hautes autorités de l’Etat, afin de prendre connaissance de la réalité de cette voie très dangereuse. Il y a beaucoup de trous et bosses, qui obligent les conducteurs du poids lourds et léger pour les éviter. Quelques soit la vigilance, on voit quotidiennement des véhicules qui changent de voies de gauches à droites et vice versa », déplore Mohand cadre dans une entreprise publique.
A l’instar de tous les autres points noirs de la circulation au niveau national, Plusieurs citoyens font état de la dégradation continue de l’Autoroute Est Ouest, notamment le tronçon Hammadi- Baba Ali, qui s’étale sur une distance de 30 km environ, un véritable SOS est lancé par de nombreux usagers de cette voie, afin d’y remédier à la situation et d’éviter les accidents de route qui endeuillent chaque jour les enfants et familles de manière générale.
Pour en savoir un peu mieux, nous avons donné la parole, à Mohand Sayeh, cadre dans une entreprise publique qui n’a pas trouvé d’autre mots pour illustrer la gravité et le danger de cette voie qu’il emprunte régulièrement. « Il faudra peut-être attendre le passage du président de la République ou des hautes autorités de l’Etat, afin de prendre connaissance de la réalité. Il y a beaucoup de trous et bosses, qui obligent les conducteurs du poids lourds et léger pour les éviter. Quelques soit la vigilance, on voit quotidiennement des véhicules qui changent de voies de gauches à droites et vice versa », déplore Mohand qui n’a pas manqué de mettre en évidence les efforts de l’Etat dans ce sens, mais beaucoup reste à faire, selon notre source qui n’a pas maché ses mots.
« La ou les hauts responsables et fonctionnaires de l’Etat passent, les travaux sont vites engagés. Mais, malheureusement, ce n’est pas le cas pour ce tronçon qui fait souffrir quotidiennement les usagers. Cette voie reste loin des préoccupations en plus des médias qui n’en parlent pas cette réalité qui présente des risques chaque jours », selon Mohand.
De son côté, Omar B, cadre également, appuie le témoignage de notre source : « C’est vrai ce que vous dite. Moi aussi je traverse cette voie de temps en temps. Mais, chaque fois que je passe par cette autoroute, j’ai la trouille qui remonte chaque fois. J’ai toujours eu la sensation de quelqu’un qui va me toucher. Bien que je roule doucement, mais, les trous et la dégradation influent négativement sur la conduite aussi bien sur la sécurité routière et celles des véhicules qui enregistrent des défaillances à force de passer par cette voie très dangereuses », fait-il savoir.
Statistiquement parlant, la descente El Djabahia à Bouira reste au premier rand des accidents de la routes, avec des travaux de réparation qui n’en finissent pas. Seule la gendarmerie nationale, la protection civiles et l’Agence des Autoroutes ADA, peuvent un état des lieux sur nos routes avec des chiffres exacts sur ces points noires qui font craindre le pire à travers le réseau routier national. Quoique, la vigilance et la prudence, restent toujours de mises pour éviter les accidents. « Qui va doucement, arrivera surement » dit le dicton depuis la nuit du temps.
A.C

