Exigés par l’administration concernée par la gestion des agents de contrôle techniques automobiles au niveau nationale, à savoir l’ENACTA Rouiba, afin de recueillir les doléances clients, très peu d’agences mettent le document à la disposition des clients qui procèdent aux contrôles techniques annuels de leurs véhicules. « Ça m’est arrivé d’avoir des problèmes avec des agents de contrôle qui ont refusés de prendre en charge le besoin client. J’ai demandé de voire avec le chef de la station ou le gérant lui-même pour réclamation, mais malheureusement sans résultat » a déploré Saïd B. Sollicitant un des agents de contrôle technique automobile à Alger, Med D, affirme « Effectivement. Nous avons un registre de doléance, mais nous ne l’avons pas mis à la disposition des clients. Nous avons aussi d’autres difficultés dans la gestion des fichiers et nous nous attendons à des sanctions et même la fermeture de l’établissement », a révélé notre source qui n’a pas manqué de souligner que la situation pandémique due à la Covid 19 a chamboulé le travail des agents. De son côté, Youcef Cherchell, contrôleur technique expert dans le domaine déplorent « Personnellement je subi des pressions terribles de la part de mon employeur privé qui ne regarde que le côté caisse. Il y des véhicules qui présentent des anomalies techniques dangereux comme les freins parfois défaillants, mais, le propriétaire fait pression sur l’employé pour faire passer le véhicule sans respecter les exigences techniques », a-t-il déplorés. Connue par l’anarchie qui règne dans plusieurs agences à commencer par les longues chaînes qui attendent le tour des véhicules, bon nombre d’observateurs insistent sur la nécessité de revoir le fonctionnement des agents de contrôle techniques automobiles et autres engins qui circulent, dont les poids lourds et les transports en communs qui enregistrent souvent des pannes en plein routes.
Ferhath Fekrach

