L’Algérie lance l’avant-projet de loi relatif à la déchéance de la nationalité algérienne ou double nationalité. L’introduction de cette nouvelle loi entre dans le cadre du droit international. Le sujet est très complexe pour ne pas dire dangereux pour un bon nombre de personnes concernées. Déjà pour avoir la nationalité algérienne ce n’est pas facile du tout. Pour avoir le document, c’est tout un parcours du combattant à faire. Il y a quelques semaines, la procédure administrative et juridique est allégée au point de pouvoir retirer le document via internet à partir de chez soi. Mais, si jamais la connexion internet ne suit pas, on perd tout de suite cette nationalité du point de vue administrative bien sûr. Concernant surtout les affaires liées aux terrorismes criminels beaucoup plus, l’expérience des détenus du hirak qui sont condamnés pour atteintes à la stabilité et l’unité nationale et autres et qui sont relâchées quelques mois après, a montré toutes la complexité des lois que l’on interprète à tort et à travers. Ceci dit, la déchéance de la nationalité ne présente rien devant des milliers d’algériens qui ont changés de nationalités complètement ou demandé la double nationalité dont la plus part nationalité française rien que pour pouvoir voyager librement. La problématique ne réside pas dans les textes de lois, mais, c’est leurs applications sur le terrain ou l’on peut faire des lois ce que l’on veut au nom de la même loi. Le fait de se référer au droit international pour légiférer au niveau national pose un autre problème de la faiblesse de la loi international pour protéger les libertés fondamentales. Ni pour ni contre, chacun est responsables de ses actes devant la loi devant l’histoire du pays. La mauvaise interprétation des lois au niveau national et international, incite à rester prudent, prudent et prudent pour éviter de tomber dans les mauvaises situations ou que l’on soit.
Amar CHEKAR

