L’Afrique dispose de ressources intérieures pouvant lui permettre de mobiliser 1.430 milliards de dollars mds USD par an pour accélérer sa croissance et construire des économies plus résilientes, ont souligné à Abidjan Côte d’Ivoire, des experts de la Banque africaine de développement BAD.
Dans un rapport portant sur les performances et les perspectives macroéconomiques de l’Afrique, présenté à l’occasion des Assemblées annuelles de la BAD, organisées du 26 au 30 mai courant, ces experts ont mis en avant les capacités dont dispose les pays africains pour atteindre les objectifs de développement durables ODD et construire des économies solides.
Des politiques adéquates et bien ordonnées pourraient aider l’Afrique à mobiliser 1.430 mds USD de ressources intérieures supplémentaires par an, provenant de sources de recettes fiscales et non fiscales, et d’une réduction des fuites de capitaux à l’étranger », ont relevé des économistes de la BAD, dans cette étude élaborée sous forme à la fois de diagnostic du système fiscal et financier des pays africains et de feuille de route au profit des responsables africains en charge des questions financières.
Ce montant mobilisable est supérieur au déficit de financement annuel auquel est confronté l’Afrique et estimé à 1.300 mds USD, ont soutenu les experts de la BAD, assurant que cette mobilisation financière requiert des réformes importantes qui devront permettre d’exploiter les vastes ressources du continent, en améliorant notamment l’application des réglementations existantes et en renforçant l’efficacité de l’administration fiscale grâce à la technologie numérique.
Il est préconisé également d’élargir la base de revenus, de réduire les fuites de ressources, la formalisation du secteur informel dynamique, l’approfondissement des marchés financiers nationaux, l’amélioration de l’efficacité des dépenses publiques et donner à la diaspora la possibilité d’exploiter son pouvoir de transformation. L’Afrique est appelée aussi à réduire les flux financiers illicites et s’attaquer au transfert international des bénéfices, ce qui va permettre de conserver ces capitaux pour combler le déficit de financement.
F.F


