Enregistrant une situation en constante évolution démographique et économiques. Une actualité très riche à travers un développement et des retards dans les réalisations des projets qui ont marquées la commune d’Akbou durant de très longues décennies. Le président de l’APC d’Akbou M Mouloud Salhi à bien voulu répond aux principales questions liées à l’actualité, afin de mieux connaître et comprendre les différents enjeux de la gestion communale.
ALGERIE62 : M Mouloud Salhi, ce n’est pas facile d’être maire d’Akbou
MOULOUD SALHI : «… Il observe un moment de silence…» Ah ! C’est une question assez pertinente. C’est vrai. Il faut savoir que la commune d’Akbou a connu 20 ou 30 années dans une léthargie en termes de développement. La difficulté pour des responsables, c’est que d’un coté, Akbou a beaucoup de moyens financiers, mais, d’un autre côté, il y a un déficit en matière de développement. C’est là ou réside le déficit. Le problème ne se pose pas. Il y a la communication avec la société civile. Il y a aussi le côté des relations humaines. Il y a juste une manière de communiquer avec la population. Le vrai problème qui se pose, c’est que la population a besoin de tout et au même temps et de suite. C’est la ou réside la problématique de la gestion de la commune.
Quand je suis venu, j’ai trouvé 1053 programmes à réaliser. Il y avait 900 milliards DA dans la caisse. La population avait une très grande attente pour la réalisation de ses projets de développements locale. Il fallait structurer l’administration de la commune sur tous les plans. Le plan financier, le plan humain, le plan structurel, l’accompagnement et même l’appareille administratif. C’est-à-dire le personnel de la commune est complètement en ligne adéquation avec le plan de charge monstre que nous avons et d’un autre côté, un personnel qui ne peut pas prendre en charge l’ensemble des besoins de la commune. C’est ainsi qu’on a procédé au PET.
Qu’en est-il justement de la question du déblocage de ce budget de l’année 2018 qui n’a pas été consommé ?
On a trouvé une somme de 900 milliards DA qui n’a pas été consommé depuis une vingtaine d’années. Il y’avait une manne financière assez importante est d’un autre coté, il y avait un besoin monstre dans toutes les infrastructures. Nous avions une ville carrément à reconstruire. Sur le plan développement, le plan administration, de la finance. De l’année 2006 jusqu’à l’année 2017/2018, il n’y avait pas de C.A «Conseil de l’administration ndlr », nous n’avions pas de BS. Il fallait assainir toutes les situations une à une. La situation financière, la nomenclature budgétaire et les programmes. Il y a eu des programmes qui sont réalisés depuis l’année 1998 qu’il fallait clôturer. Il y’avait des programmes qui sont restés orales. Tout ces programmes nous ont prit deux à trois années pour mettre en place un mécanisme de suivi qui peut amorcer un véritable développement local.
Akbou a été annoncée future Wilaya depuis plusieurs années. Qu’en est-il juste sur le sujet ?
Ecoutez, pour ce qui est du statut de wilaya. Akbou recèle toutes les potentialités pour qu’elle devienne Wilaya. Elle a mit du temps ses moyens, énergies et temps nécessaires. Aujourd’hui, plus que jamais, c’est une commune qui est en communion avec plusieurs wilayas. C’est une commune à vocation industrielle. Mais pas aussi ça. C’est une commune prospère en termes de société civile. C’est-à-dire, elle est assez impliquée dans la gestion de la ville, la prise en charge de la population des plus défavorisée. Je pense que Akbou, peut être décrété comme ville des sports. Nous avons du sport masculin et féminin, du sport qui s’occupe du haut niveau. Nous avons du football, du volley. Nous avons un foisonnement d’élites extraordinaire. Nous avons la culture. Nous avons tous les ingrédients qui nous permettent de rehausser Akbou au rang de Wilaya. Akbou est 60 Km de Boumerdes, à 60 km de Bejaia, à 60 km d’Azazga et de Tizi Ouzou, Bordj Bouararidj. Nous sommes vraiment au centre du développement de toute une région. Nous avons émis ce vœu pendant la campagne électorale du président de la République M Abdelmadjid Tebboune, et nous l’avons interpellé à travers monsieur le ministre de l’intérieure et des collectivités locales Brahim Merad. Il avait exprimé une déclaration en disant qu’Akbou a cette chance pour devenir wilaya. Ça sera vraiment une bouffée d’oxygène pour tous les pôles.
En termes d’infrastructures sanitaires, Akbou connait un déficit terrible. Son hôpital est saturé et dépassé par les exigences des besoins.
Tout à fait. Il faut savoir que l’actuel hôpital est doté de 80 lits. Il est réalisé en 1968. Maintenant, on est en 2025. La démographie augmente chaque années. Akbou compte environ 80 000 habitants et plus de 40 000 passagers qui transitent auteur de la ville. Mais, l’hôpital d’Akbou n’a pas changé. Il est resté toujours le même établissement depuis 57 ans. Il y a un déficit en matière d’infrastructures et couverture sanitaire grave. C’est pour ça aujourd’hui, qu’on fait un plaidoyer autour du sujet pour lancer un nouvel hôpital.
Il faut savoir que cet hôpital prend en charge une moyenne de 300 000 patients par année. C’est énorme. C’est le seul hôpital qui couvre les besoins de la population qui viennent de plusieurs communes et wilayas à commencer par Ichelladhen, Sidi Aich, de Tizi Ouzou, Bejaia et d’autres wilayas, comme Bouira, Bordj Bouararidj, Sétif. Nous avons des milliers et des milliers de personnes qui transitent aux urgences. Le service des urgences est complètement dépassé par les besoins de prises en charges. Nous avons un personnel qui est suffisamment doté, dévoué pour prendre en charge et y remédier à la situation pour toute la région.
Entretien réalisé par Amar CHEKAR

