Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, affirme que « la mise en place d’un système national de financement climatique nécessite la conjugaison des efforts des différents secteurs et institutions économiques et financières, ainsi que des universités, des centres de recherche et de l’expertise internationale, à la faveur d’un mécanisme de coordination efficace garantissant la cohérence des politiques publiques y afférentes. », a-t-il indiqué mardi dans son allocution prononcée à l’ouverture des travaux d’un atelier sur le financement climatique et les marchés du carbone.
Organisé au Centre international de conférences CIC Abdelatif-Rahal, le Premier ministre a appelé à impliquer davantage le secteur privé national dans le financement des projets climatiques et à réunir les conditions permettant aux banques et aux institutions financières nationales de contribuer efficacement à cette démarche, tout en attirant les financements et les investissements étrangers.
Sifi Ghrieb a souligné que » l’Algérie, qui avance à pas sûrs sur la voie de la transition énergétique et technologique, est pleinement consciente que la transformation climatique est indissociable de la transformation économique et technologique. » et d’ajouter que les efforts déployés par les entreprises économiques nationales, notamment Sonatrach et Sonelgaz, constituent une partie essentielle du processus de transition énergétique et de diversification économique, en particulier à travers la mise en œuvre du programme de développement de l’énergie solaire, qui représente l’un des principaux composants de la décarbonation du mix énergétique national.
Ces efforts englobent également la réduction des émissions à travers l’élimination du torchage de gaz routinier, l’objectif de zéro émission de méthane à l’horizon 2030, ainsi que la promotion de l’efficacité énergétique, le captage de carbone et le développement de l’hydrogène vert.
Sur le plan international, le Premier ministre a fait savoir que l’Algérie contribue activement au débat sur le climat en défendant une approche juste et équilibrée, respectueuse des spécificités des Etats et de leur droit au développement, à travers une position de négociation forte, reposant sur une vision claire visant à protéger les économies des pays en développement et producteurs d’énergie et à peser sur l’avenir du financement climatique et des marchés du carbone, en tenant compte des réalités et des besoins des pays du Sud.
A.S


