La présidente du groupe parlementaire de La France Insoumise LFI Mathilde Panot, a réitéré son appel à la reconnaissance des massacres du 17 octobre 1961 à Paris comme un crime d’Etat, à l’approche du 65e anniversaire de la commémoration de ces crimes perpétrés par la France contre le peuple algérien en général et sa communauté établie en France en particulier.
« Ce samedi 17 octobre, nous serons là aussi, en nombre, pour commémorer le 65e anniversaire du 17 octobre 1961», a déclaré Mme Panot lors du point de presse hebdomadaire de son groupe à l’Assemblée nationale, annonçant la participation de LFI aux commémorations. », a-t-elle indiquée.
Elle a également rendu hommage aux victimes de ces crimes perpétrés par la police française, sous les ordres du préfet de l’époque Maurice Papon, soulignant que le nombre exact de morts et de disparus demeurait inconnu. « Nous nous battons toujours pour que ce massacre soit reconnu comme un crime d’Etat», a-t-elle insisté.
Cette revendication figure également dans un appel à des rassemblements à Paris et à Thiais, publié le 7 octobre et signé notamment par la Ligue des droits de l’homme LDH. Les signataires appellent les candidats à l’élection présidentielle de 2027 à prendre clairement position sur la reconnaissance de ce massacre, qu’ils estiment «nécessaire» sur les plans politique et démocratique. « On ne peut prétendre être une République réellement égalitaire sans reconnaître les crimes commis en son nom», souligne le texte, qui déplore un massacre «trop souvent occulté et trop rarement enseigné. » Par ailleurs, Mme Panot a exprimé son soutien aux personnes qui prévoient de manifester samedi, évoquant la mobilisation de la jeunesse et l’éventualité d’un retour du mouvement des «Gilets jaunes. »
L’Algérie commémorera, samedi, la Journée nationale de l’émigration, marquant le 65e anniversaire des massacres du 17 octobre 1961, perpétrés par la France coloniale contre la communauté algérienne, un crime odieux et ignominieux que le pays, dit des droits de l’Homme, tente d’occulter depuis des décennies mais qui continue de le hanter à ce jour.
Malgré les tentatives de les passer sous silence par les autorités coloniales, les massacres du 17 octobre 1961, perpétrés en plein Paris contre des milliers d’Algériens manifestant pacifiquement contre un couvre-feu discriminatoire, avaient fait la Une de la presse européenne et internationale de l’époque, qui a documenté en détail la répression d’une brutalité extrême, orchestrée par la police sous les ordres du préfet de sinistre mémoire Maurice Papon. Ces massacres, longtemps niés ou minimisés, sont aujourd’hui considérés par les historiens comme l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire contemporaine, symbole du racisme institutionnel du système.
A.S


