Pour endiguer un tant sois peu, le phénomène du gaspillage des produits alimentaires, surtout durant les mois de ramadhans, l’agence AND, a engagé une étude nationale au mois de mars 2022, en vue de définir les niveaux de gaspillage alimentaire auprès des différents opérateurs économiques publics et privés et familles algérienne.
L’AND aspire à travers cette étude à définir les indicateurs quantitatifs pour mesurer l’ampleur du fléau du gaspillage alimentaire en Algérie, au niveau des ménages et des entreprises économiques, en prévision de l’élaboration d’une feuille de route prévoyant des objectifs précis de lutte contre ce fléau. L’étude en question tend à définir les opérations à engager pour éviter le gaspillage alimentaire et à élaborer des applications permettant de localiser les lieux de gaspillage, en sus de mettre en place des programmes de collecte des restes alimentaires inutilisés, en coopération avec la société civile. En 2019, le taux de gaspillage alimentaire représentait plus de 19% des aliments destinés aux ménages algériens, contre un taux plus important pour les restaurants, les hôtels et les grandes unités de production, selon les chiffres fournis par la responsable. A chaque Ramadhan, la quantité de déchets ménagers augmente de 10 % par rapport aux autres mois, a ajouté Mme Barça, relevant que l’indicateur de l’année 2021 affiche un recul du taux de croissance à 4 % dû, selon elle, à l’impact de la pandémie de la Covid-19 sur le mode de consommation des familles algériennes, ainsi qu’aux actions de sensibilisation. En se référant à l’opération d’évaluation quantitative réalisée par l’Agence, la quantité de pain gaspillé en 2021 s’élève à 14 g par habitant par jour, soit 914 millions de baguettes par an. La quantité globale des déchets produits par les consommateurs en Algérie s’élève à environ 13 millions de tonnes en 2021, un taux moyen par rapport aux quantités cumulées dans les autres pays, a encore fait savoir la responsable qui a relevé que la problématique réside dans la manière de gestion les déchets et non pas leur quantité. La gestion des déchets dans plusieurs pays ne constitue pas un fardeau, mais une source de beaucoup de matières premières nécessaires, d’où l’importance de la maitrise idoine des opérations de récupération. Le nombre d’opérateurs activant dans le domaine de collecte et de récupération des déchets a augmenté à 14.000 opérateurs au début de l’année en cours, contre 2900 en 2014 et 4086 en 2019.
O.C


