On se connaît depuis des années.Mais toujours de loin. On se salut mutuellement, lorsque on se rencontre de temps à autres en compagnie d’autres confrères et consœurs de la presse nationale. Je garde toujours en lui son sourire spontané qui veut dire quelques choses. Lorsque nos regards se croisent. Ni lui, ni moi osent lancer le premiermot pour aborder un sujet quelconque et continuer dans les secrets de la vie quotidienne qui touchent notre pays avant tout.
Très honnêtement, il y a une distance plus au moins mesurée. Lorsque on se croise dans les conférences et autres évènements. Mais, aujourd’hui, je suis allé à son enterrement au cimetière Sidi Yahya à Alger. J’ai eu des lames aux yeux et des remords de consciences de ne pas l’avoir l’abordé en premier. En réalité, le temps nous presse souvent.
J’ai découvert subitement que ses nombreux amis, confrères et consœurs sont aussi des amis très respectueux au sens noble du termes. Je donne l’exemple du Professeur en sociologie Zoubir Arous, Mme Nadia Laabidi, ancienne ministre de la culture, une grande dame du 7é art que j’ai connu dans les années 1990. Elle m’a reçu dans son bureau au CAAIC « Centre Algériens des Arts et l’industrie Cinématographique » pour deposer un scénario intitule » La Patrie ». Le siège du CAAIC était situé la rue Didouche Mourad.
J’ai vue aussi la grande militante de la démocratie et moudjahida de la première heure pour l’indépendance nationale, Mme Djamila Bouhired venue assister à l’enterrement du défunt. Ali Draa est décédé à l’âge de 78 ans. Je citerai entre autres Lakhdar Berriche, un des anciens journalistes de la télévision algérienne. Hamza, un des valeureux journalistes algériens lucides et dignes de son métier comme bien tant d’autres que l’on estime et respecte.
En résumé, des personnes très importantes de part leurs cultures, sens de responsabilité et leurs engagements pour l’intérêt national dans la transparence totale.
Mais, malheureusement, j’ai vue aussi d’autres personnes qui vous évitent pour telle ou telle raison, sans pour autant connaître réellement les préjugés.
Brièvement, on ne peut pas être bons ou mauvais avec tout le monde. Il y a des situations, ou on doit faire l’équilibre et éviter les mauvaises fréquentations.
Chemin faisant et en connaissance de cause, je réédite mon regret de ne pouvoir aborder en premier le défunt Ali Draa. Mais, ca reste une belle leçon de motivation et d’encouragement pour tous.
Communiquer et valoriser les valeurs à chaque occasion, au lieu de camper dans les préjugés insensés et inutiles. La nature humaine a horreur du vide.
Ça été toujours ainsi. C’est une fois que l’on perd quelqu’un qu’on estime de près ou de loin, que l’on commence à reconnaître sa véritable valeur.
Passagers sur terre que nous sommes tous. Heureux les jommes justes, et honnêtes qui se corrigent et reconnaissent leurs fautes bien avant. Honnete avec sois même, avant de l’être avec autrui.
De naissances et de génération en génération, nous répétons toujours les mêmes mots et louanges à dieu. Le temps est celui de respecter l’âme, les valeurs nobles de l’homme mort et vivant.
Au nom de tous ceux qui n’ont pas pût assister à ton enterrement. Paix à ton âme. A dieu nous appartenons à lui nous retournons.
Amar CHEKAR


