Les prérogatives et l’utilité du Conseil National d’Investissement CNI et du Conseil des Participations de l’Etat CPE sont actuellement en cours d’évaluation par le ministère de l’Industrie pour une éventuelle refonte de ces deux structures, a indiqué samedi le ministre de l’Industrie et des Mines, Ferhat Aït Ali Braham.
La refonte du CNI et du CPE est à l’ordre du jour. On s’atèle à revoir ces deux structures, revoir leurs statuts, leurs prérogatives et leur utilité, a-t-il déclaré dans un entretien à l’APS.« Si le résultat de l’évaluation est négatif, Il pourrait que les prérogatives du CNI soient transférées au CNES (Conseil National Economique et Social), a-t-il avancé. En attendant, le CNI ne sera plus autorisé à émettre des résolutions relatives aux investissements, a-t-il précisé. Des avantages douaniers ont été accordés dans le passé sur de simples résolutions du CNI. Pourtant ce sont des prérogatives que la loi ne leur accorde pas, des prérogatives qui relèvent du délictuel », s’est-il indigné. Au moment où le CNI « est censé être le traceur des politiques publique, il a fini par « remplacer le CNES en matière d’orientations générales. Petit à petit il s’est introduit au niveau des banques au point d’orienter les investisseurs vers des banques précises avec des montants précis, à des taux précis », a-t-il observé. Nous allons nettoyer cet instrument, mais s’il s’avère qu’il ne lui reste plus aucune mission après le nettoyage, on va carrément le dissoudre, a-t-il encore avancé. Faisant remarquer que le CNI était présidé par le Premier ministre et composé des membres du Gouvernement, le ministre a affirmé que « l’Exécutif ne va plus faire intrusion dans l’acte d’investir. Par ailleurs, M. Aït Ali est revenu sur l’acquisition par le ministère de la Défense de la SNVI Société des véhicules industriels, en rappelant que cette société, au même titre que d’autres entreprises publiques, était « plombée par des vices structurels de gestion » et que sa reprise par l’Industrie militaire allait lui garantir une meilleure gestion et des objectifs nouveaux. Pour ce qui est du complexe sidérurgique d’El Hadjar Annaba, il a indiqué que le ministère de la Défense n’avait pas présenté, à ce jour, une demande officielle pour sa reprise. Mais « quand on est dans la fonderie, la métallurgie n’est jamais trop loin », a-t-il fait remarquer.A une autre question pour connaitre le sort des industries électroniques et électroménagères publiques, il a réitéré la volonté du Gouvernement à les assister, en annonçant qu’un plan de redéploiement de l’ENIEM Entreprise nationale des Industries électroménagères, était en cours d’étude au niveau du ministère.
N.A


