La Biologie médicale est une étape essentielle dans le parcours de soins du patient. Plus de 70 % des diagnostics médicaux se font à l’aide de la biologie médicale. La biologie médicale est une spécialité́ médicale à part entière. Elle est exercée par les médecins et pharmaciens ayant obtenu le Diplôme d’études médicales spécialises DEMS de biologie médicale.
Nous constatons actuellement que des intrus, non formés en biologie médicale exercent avec l’autorisation et la tolérance des autorités sanitaires. Cette journée d’étude sur la réglementation de la biologie médicale vise à faire le bilan de la situation de cette spécialité́ et à informer l’opinion publique sur la signification réelle et la portée du terme « Analyses médicales. »
Les dérives se voient tant dans le secteur public que libéral. Nous avons à maintes reprises alerté les autorités sanitaires sur la situation. L’absence de réglementation claire et aussi la promulgation de réglementations contraires aux lois portent gravement atteinte au système de santé national : il s’agit maintenant d’une question de sécurité́ sanitaire.
Le maintien de l’expertise nationale en biologie médicale ne peut se faire qu’à travers des ressources humaines formées dans ce domaine. Compte tenu du contexte actuel en l’absence de réglementations claires et aussi appliquées, l’immigration des compétences nationales n’est que favorisée.
Communiqué
Déclarations des participants à la journée d’étude
Des erreurs dans la réalisation des analyses médicales, l’utilisation d’un réactif inadéquat ou une mauvaise interprétation des résultats peuvent s’avérer fatales pour le patient. Nous avons évoqué des cas d’accidents liés aux antivitamines K, dus à un problème de réactif défectueux ou à une mauvaise interprétation des résultats. Nous sommes amenés quotidiennement à corriger des diagnostics faussés par ce type d’erreurs. On estime que 70 à 80 % des diagnostics dépendent de l’activité de la biologie médicale. »
Pr Issam Frigaa, chef du centre d’hémobiologie et de transfusion sanguine au CHU mustapha
L’exercice de la biologie médicale est très sensible dans le processus de prise en charge du patient, que ce soit pour le diagnostic, le traitement ou la prévention. Il doit être strictement réglementé. Il faut donc établir un cadre organisationnel et réglementaire pour cette activité, garantissant la qualité, la précision et l’accès aux professionnels habilités à réaliser et interpréter des analyses de biologie médicale. Par ailleurs, il existe d’autres problématiques connexes, telles que le manque d’approvisionnement en réactifs.
Des erreurs dans la réalisation des analyses médicales, l’utilisation d’un réactif inadéquat ou une mauvaise interprétation des résultats peuvent s’avérer fatales pour le patient. Nous avons évoqué des cas d’accidents liés aux antivitamines K, dus à un problème de réactif défectueux ou à une mauvaise interprétation des résultats. Nous sommes amenés quotidiennement à corriger des diagnostics faussés par ce type d’erreurs. On estime que 70 à 80 % des diagnostics dépendent de l’activité de la biologie médicale. »
« Nous avons également abordé la problématique de la mise à jour de la nomenclature tarifaire des analyses médicales pour le remboursement par les caisses de sécurité sociale, laquelle date des années 70. »*


