Homme aux principes nobles qui ne renie jamais sa valeur morale et humaine. Fidèle à son identité ancestrale millénaire amazigh libre, l’inoubliable poète, Mohamed Belhanafi, commissaire politique durant la révolution algérienne 1954-1962 à Tiaret ou il a travaillé sans doute avec d’autres ténor de la révolution algérienne comme Ali Maachi à Tiaret et également animateur et producteur d’émission très intéressante, dont Errif El kanoun, ou Ighenayen uzeka » Les chanteurs de demains » et plus à la radio nationale Chaîne2 durant de très longues années, avant de la quitter à contre cœur, le poète à eu malgré tout quelques heures qui lui sont consacrées pour réhabiliter sa mémoire par ses anciens stagiaires qui lui reconnaissent sa valeur et sa traversée de désert.
En fait, c’est le forum El Moudjahid qui lui a rendu hommage avec ses anciens proches à la radio Chaîne 2 et tout ses adeptes qui lui ont rendus hommage, mercredi matin. Les absents sans raisons valables, ont vraiment torts de ne pas répondre à l’invitation.
» Mohamed Belhanafi 1927-2012 est une exception. Unique de son genre pour la simple. Il a toujours travaillé pour la culture et la poésie ancienne amazigh sans attendre de retour. Il s’est engagé dans les causes justes et nobles au dépend de son intérêt personnel. Il n’avait pas d’autres ambitions à part servir sa culture, langue et identité depuis son jeune âge a Tiaret « , selon Mohamed Idir, un des amateurs de la poésie Belhanafienne.
Said Freha, ancien animateur et producteur de l’émission » portrait de mon village » à la radio Chaîne2 qui n’est plus à présenter et qui a travaillé de très longues années avec le poète Belhanafi témoigne: » Je garde beaucoup de souvenirs avec lui. C’est un homme de confiance. C’est grâce à lui que beaucoup de jeunes filles devenues de grandes artistes comme Nouara, Djedjiga, Dhrifa et plus ont travailléesà la radio à l’époque. Il était aussi commissaire politique à Tiaret. C’est lui qui remontait le moral aux familles des martyrs et militants torturés ou tués par les colons français. Il était toujours un soutient indéfectible pour les familles et la révolution algérienne » à souligné Said Freha qui ajouta : » Il venait de tizi ouzou à la radio à Alger. Toujours ponctuel. Il arrive souvent que je le prend avec moi à la gare routière pour aller à tizi ouzou. Les transports se battaient entre eux pour le prendre avec eux. Il était très estimé à la radio et à l’extérieur » affirme Said Freha qui constitue une véritable bibliothèque vivante à la radio nationale Chaîne2.
En compagnie de son ami d’enfance à savoir le célèbre chanteur Athmani, le défunt Belhanafi déclare: » Celui qui n’a pas de Nif, « valeur ancestrales » pour sa langue maternelle, son identité est histoire, je le considère un chameaux qui mange du couscous« , fait il savoir en guise d’attachement profond à la langue, la culture et l’identité ancestrale.
Dépassant de loin ses détracteurs, le poète Mohamed Belhanafi à passé une vie très dure. C’est grâce à plusieurs personnes de la radio qui l’ont aidé et soutenus pour venir de son village natal a ath ouacif de Tizi Ouzou à Alger pour assurer la production de de son émission Ighenayen uzeka » Les chanteurs de demains » à la radio Chaîne2. Le trajet est plus de 200 km en aller retour. Malgré le manque de moyens pour assurer la production et la diffusion de son émission qui reste ancrée dans la mémoire des millions d’algériens. Histoire de dire et d’écrire : La vie appartient à ceux qui luttent pour les causes justes et nobles.
A.C


