Actualisé. L’islam a historiquement libéré l’être humain de l’exploitation par ses pairs. Pourtant, l’islamisme politique a détourné cet islam authentique et universel pour servir des agendas idéologiques, des ambitions de pouvoir et des intérêts personnels. Ces dérives s’opposent frontalement aux valeurs cardinales de la religion : la paix, la solidarité et l’honnêteté. Il appartient désormais aux musulmans de surélever leur foi au-dessus des manipulations partisanes et claniques.
Les leçons de l’histoire et la responsabilité individuelle
La décennie noire vécue par le peuple algérien n’était pas une fatalité historique. Elle fut le produit direct de discours extrémistes propagés pendant de longues années. Cette douloureuse expérience doit servir de leçon définitive : il ne faut plus jamais céder aux orientations féodales de l’islamisme politique, qui demeure un péril constant.
La piété et la citoyenneté reposent sur des principes clairs :
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- Responsabilité légale et divine : Devant Dieu comme devant la loi républicaine, l’homme répond de ses actes, indépendamment de sa couleur ou de ses origines.
- Primauté des valeurs : Le pouvoir et l’argent sale n’ont aucune valeur face à la dignité humaine, la morale et la richesse culturelle.
- Liberté de conscience : La foi doit naître d’une conviction profonde, exempte de toute pression ou influence extérieure.
Au-delà des apparences : L’essence des cinq piliers
L’islam est une religion de paix et de cohabitation avec toutes les croyances du monde. Il ne se construit pas sur le dénigrement perpétuel ou la critique abjecte d’autrui. Tout le monde ne peut s’improviser savant ou théologien.
De plus, la pratique ne saurait se limiter à une vitrine superficielle :
Insuffisance du rituel isolé : La prière, bien qu’essentielle, perd son sens sans la bonne foi et l’honnêteté.
Refus de l’hypocrisie : Accomplir le jeûne, la prière, la zakat ou le pèlerinage n’a aucune valeur si ces actes s’accompagnent de vol ou d’injustice;
L’habit ne fait pas le moine : L’apparence vestimentaire ne garantit en rien la droiture morale d’un individu.
Le modèle prophétique et la sacralité de la vie
Le prophète Mohamed (SSSL) n’était pas l’ennemi de la différence. Il s’est dressé contre l’injustice, la domination, la maltraitance et l’exploitation des êtres humains. Son message interdisait toute forme de violence envers la communauté, les animaux, la nature et la vie en général.
Le texte sacré rappelle une règle absolue de justice :
« Quiconque tue un être humain non coupable de meurtre ou de corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué l’humanité entière. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il avait fait don de la vie à l’humanité entière. »
Conclusion : Stopper l’endoctrinement obscur
Il est urgent de mettre un terme à la démagogie et à l’endoctrinement religieux obscur. Conçu comme une religion de science, de conscience, de fraternité et de liberté, l’islam est aujourd’hui réduit par certains à de simples slogans de façade.
Alors que Dieu a créé l’univers en six jours pour y élever l’être humain, l’islamisme politique tend à le ramener à l’obscurantisme de l’époque de l’ignorance (Jahiliya), au commerce humain et au culte de la personnalité. Seul Dieu connaît le fond des cœurs et les visées réelles des ennemis de la vie.
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