Après avoir été reçu par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune qui a entamé une série de rencontres avec les intellectuels Algériens à commencer par l’illustre Yasmina Khadra, le célèbre écrivain Rachid Boudjedra revient sur l’histoire de la révolution algérienne, et la position de quelques pseudos noms qui ont trahit et l’histoire et le peuple Algérien post indépendance, notamment Boualem Sansal qui ont loués leurs services à Retailleau et les nostalgiques français de la colonisation barbare de 132 ans.
Rachid Boudjedra déplore d’emblée » les écrivains glorifiant le colonialisme, qu’il a qualifiés d’idéologues et d’opportunistes, ne constituent qu’un phénomène conjoncturel voué à disparaitre, appelant les intellectuels algériens à leur livrer une guerre de plume », a-t-il indiqué lors d’un entretien accordé à la télévision algérienne.
Son nouveau livre « Les Contrebandiers de l’Histoire » dans sa version révisée, publiée par la maison d’édition, d’impression et de traduction Dar El Hikma, Rachid Boudjedra a dit que la réédition de cet ouvrage, paru il y a 7 ans, visait à mettre en lumière les vérités et alerter le peuple algérien sur l’entreprise méthodique de falsification de son histoire glorieuse menée par certains écrivains, qui ont dénaturé l’histoire de la nation, afin de s’enrichir, de gagner en notoriété et de s’attirer les faveurs de l’ancien colonisateur.
Le romancier a qualifié ces écrivains, à l’instar de Boualem Sansal et Kamel Daoud, d’idéologues et d’opportunistes souffrant du complexe du colonisateur, ainsi que l’a défini l’écrivain Frantz Fanon, car ils perçoivent le colonisateur comme leur maître ». Pour lui, ces auteurs présentent des « troubles psychologiques, un état d’aliénation et une rupture totale avec la pensée et l’esprit algériens ainsi qu’avec l’Algérie en tant que pays.
A propos de Kamel Daoud, le romancier Boudjedra l’a décrit comme un écrivain ordinaire qui, dans ses chroniques journalistiques, insultait les Algériens, glorifiait le colonialisme et allait jusqu’à dénigrer la Révolution algérienne ». Boualem Sansal, pour sa part, a été qualifié par le romancier de bouffon et de malade mental, avançant des allégations infondées et véhiculant une thèse dangereuse, du fait notamment de « ses liens étroits avec l’extrême droite française ».
Boudjedra a souligné que le sort de « ces écrivains stipendiés » sera « l’oubli ». « Ils ne sont qu’un phénomène conjoncturel voué à disparaître, et dans quelques années, la société française, elle-même, les aura relégués aux marges de l’histoire », a-t-il dit. Après avoir affirmé que « les laudateurs du colonialisme bénéficient du soutien et de l’appui de lobbies sionistes en Europe », l’écrivain a relevé que le colonialisme ne change pas et que le colonisateur tente de maintenir des relations rétrogrades avec certains milieux des anciennes colonies.
Rachid Boudjedra a appelé les intellectuels algériens à se ranger du côté de leur pays et à livrer à ces écrivains une guerre de plume et une offensive culturelle pour réfuter toutes leurs allégations. Rachid Boudjedra a également mis en avant l’importance de revoir la manière dont les questions liées à l’histoire et à la Mémoire nationale sont abordées dans les écoles et les universités algériennes, afin de faire face à toute tentative de falsification de l’histoire.
M.K

