L’exploitation du gisement d’Oued Amizour, peut engendrer des affaissements de terrains, des travaux supplémentaires et des conséquences négatives sur l’environnement et l’agriculture de la région.
Invité pour s’exprimer samedi, en tant que spécialiste dans la prospection relative à l’exploitation de la mine de zinc à Oued Amizour, Mustapha Benkhemou, anciendirecteur général de la prospection au ministère de l’énergie à la retraite, souligne « Les paramètres du projet n’ont pas étés bien étudiés avec tous ses paramètres. On a pensé à la limitation des importations seulement sans tenir comptes d’autres paramètres », selon M Benkhemou. Visant la cessation des importations du zinc pour une vingtaine ou une trentaine d’année, sans tenir compte des paramètres historiques, présent et avenir qui sont liés à ce projet. Allant de Oued Amizour, Thala Hamza jusqu’à béjaia, Le spécialiste en la matière, averti d’ores et déjà qu’il va falloir des travaux colossaux pour élargir et consolider la route. « La route est déjà trop encombrée. Il va falloir créer un couloir carrément pour ce projet, tout en sachant que le montant ne peut pas etre évalué. Ensuite, il semblerait que les études scientifiques qui ont étés faites concernant la solidité du sol ou l’on doit creuser et faible. » Avance-t-il avec une grande assurance. L’exploitation du gisement peut engendrer également des affaissements de terrains et des travaux supplémentaires qui vont consolider le terrain, fait-il savoir. Poursuivant son analyse scientifique, ce spécialiste qui maitrise bien son domaine de la prospectives, ajoute « En plus de toutes les conséquences qui vont se répercuter négativement sur l’environnement, la nature et l’agriculture, Il y a également l’impact sociale et sociétale qui est de 70 familles environ qui vont perdre leurs encontre partie d’indemnisations qui ne couvriront jamais les besoins des familles. Pas seulement en tant que famille, mais, le problème est beaucoup plus sociétal. », Fait-il savoir. Stratège dans son domaine, Mustapha Benkhemou poursuit « C’est toute une région issue d’un tissu et de la nature qui va disparaître en plus de l’agriculture de la région qui va disparaître, selon notre interlocuteur. Les gens vont finir avec l’agriculture qui a assuré depuis des siècles, leurs biens être, vont finir par travailler dans une mine qui n’est pas facile du tout. « Tous ces éléments, ne sont pas évalués et pris en compte. Donc, je me propose effectivement d’aller écouter la population qui s’organise dans le cadre du mouvement associatif qui est nombreuses pour empêcher le démarrage de ce projet par le débat et rien que le débat, indique-t-il, dans un esprit purement scientifique. Saisissant la chance qui se trouve dans la phase technique, le premier but de son intervention en tant que tel, est d’essayer de déterminer les tenants et les aboutissants de ce projet minier. « Malheureusement, nous avons cette maladie de voire souvent à court termes et dans les meilleurs des cas à moyens termes, mais jamais à long termes», déplore-t-il. Qualifiant son déplacement à Oued Amizour, comme un petit exercice de prospective avec la population qui va dans le sens de l’évaluation réelle, dans tous les atouts, à savoir les aspects négatifs ou positif de ce projet, Mustapha Benkhemou, ancien consultant de l’ex ministre de l’énergie, Chakib Khelil, qui a voulu, l’utiliser, mais, malheureusement pour lui, M Benkhemou, a refusé et n’a pas marché avec lui, avant de se retrouver après quelques semaines, éjecté du cabinet du ministère pour occuper un simple travail d’agent de bureau, devra remonter les informations aux autorités concernées de manière à éviter la précipitation dans le démarrage du projet.
Devoir et responsabilité du scientifique
Le partenaire est un australien. 40% des actions appartiennent à une société chinoise. Cette société à un poids très faible au niveau financier est structurelle, fait-il savoir, bien avant le démarrage du projet, afin d’éviter le pire à l’économie du pays, comme c’est le cas de l’autoroute Est/Ouest, qui a enregistré des défaillances multiformes qui a couté très cher à l’Etat, l’ancien DG du ministère des énergies, qui n’est ni pour ni contre le projet, il se propose comme un intermédiaire qui devra faire un travail d’intérêt général et national. « Je ne veux ni imposer, ni m’imposer quoi que ce soit. Je vais dire ce qu’il y a de réel, de faisable ou ne pas faisable », s’est-il contenté de dire pour éviter toutes fausses interprétations de qui que ce soit. Estimant de petite société qui ne pourra pas faire face à tous ces inconvénients. Mustapha Benkhemou, tire la sonnette d’alarme « Le pays là où il y a plus de dégâts dans ce genres d’actions, c’est en Chine. Il faut évaluer tous les projets. Voire les atouts, Forces et faiblesses. Il faut évaluer tous les paramètres avant de présenter un dossier consistant », fait-il savoir, avant de conclure avec l’importance d’écouter la population avant de décider et imposer quoi que ce soit. « On parle de l’Algérie nouvelle. Mais, justement, l’Algérie nouvelle c’est d’abord écouter la population pour faire avancer le débat dans l’intérêt général et national », souligne Mustapha Benkhemou.
A.C

