L’afrique reconnaît les siens. Le Groupe des ambassadeurs africains à New York a plébiscité, à l’unanimité, l’ambassadeur Amar Bendjama, représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, en tant que prochain président du Conseil économique et social des Nations unies ECOSOC.
Illustrant avec force l’unité continentale, cette décision historique a été prise jeudi, lors d’une réunion au niveau des représentants permanents, présidée par la représentante permanente du Malawi en sa qualité de présidente du Groupe africain.
L’ambassadeur Bendjama devrait officiellement prendre la tête du Conseil à partir de la fin du mois de juillet 2026 jusqu’en juillet 2027, après son élection par l’ensemble des Etats membres lors de la réunion prévue le 23 juillet prochain.
A l’issue de ce plébiscite officiel, l’ambassadeur Bendjama a exprimé ses sincères remerciements et sa profonde gratitude à ses homologues africains pour leur soutien et leur confiance précieuse en l’Algérie. « L’Algérie assume cette responsabilité vitale dans un contexte particulièrement sensible et complexe pour l’économie mondiale, notamment des pays en développement » a-t-il dit.
» Cette importante responsabilité intervient dans un contexte critique, marqué par de nombreux défis mondiaux. L’insuffisance des financements, l’alourdissement du fardeau de la dette, les chocs économiques, les crises géopolitiques, la sécurité alimentaire, les problèmes d’inégalités d’accès à la technologie, la désertification et les effets croissants du changement climatique constituent autant de facteurs qui continuent de compromettre nos efforts collectifs de développement, particulièrement en Afrique », a déclaré M. Bendjama.
Pour faire face à ces crises imbriquées, Amar Bendjama a mis l’accent sur « la nécessité impérieuse d’une cohésion continentale », insistant sur l’impératif pour l’Afrique de s’exprimer « d’une voix plus forte, plus coordonnée et plus influente au sein des cadres multilatéraux », de manière à servir et à faire avancer les priorités du continent définies dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine UA.
Dans le cadre des préparatifs de l’Algérie pour assumer la présidence de l’un des principaux organes des Nations unies, l’ambassadeur Amar Bendjama a établi une feuille de route claire et pratique, axée sur la réforme structurelle et le développement équitable.
Réforme de l’architecture financière internationale
Les priorités fondamentales de l’Algérie durant son mandat s’articuleront autour des axes suivants : la réforme de l’architecture financière internationale en vue d’instaurer un système financier mondial plus équitable, répondant de manière effective aux besoins des économies en développement, et le traitement de la problématique de la dette, à travers des actions rigoureuses visant à alléger les fardeaux étouffants qui freinent la croissance locale et nationale à travers le continent et dans plusieurs pays en développement.
Il s’agit également de l’éradication de la pauvreté, la réduction des inégalités et le soutien aux stratégies socio-économiques ciblées afin de combler les fossés croissants en matière de développement et de bâtir des sociétés résilientes, ainsi que le renforcement de l’efficacité de l’ECOSOC, en le revitalisant pour en faire une plateforme plus flexible, performante et apte à mener une coordination mondiale rigoureuse.
Le diplomate a réitéré le plein engagement de l’Algérie à œuvrer de concert avec l’ensemble des Etats membres africains, afin de faire retentir avec force leur voix collective et de mieux défendre leurs intérêts communs. « Notre objectif consiste à renforcer le rôle de l’ECOSOC, pour qu’il devienne une plateforme plus efficace en vue de consolider la coordination mondiale et de promouvoir les aspirations de développement en Afrique », a conclu M Amar Bendjama.
A.C


