Enregistrant un besoin qui se situe entre 3.5 et 4 millions de batteries pour satisfaire la demande du marché national, contre une capacité de production annuelle qui dépasse largement les 5 millions de batteries venant du secteur privé, les producteurs de la batteries soulèvent un déséquilibre plus au moins important en lien avec le marché de l’offre et de la demande, selon des acteurs de la production de la batteries en algérie.
Répondant à la question de la situation du marché national de la batterie, Mohamed Zermani, directeur commercial de la société spa ASSAD, souligne « On voit que le marché de la batterie évolue rapidement vers la production nationale. Il y a plus d’une quinzaine de producteurs au plan national y compris l’entreprise publique nationale « ENPC Ndlr». On a suffisamment d’offres pour satisfaire les besoins du marché national. A partir de la, les acteurs économiques sont obligés d’aller vers l’exportation des produits pour avoir un certain équilibre dans le marché de la batterie», a indiqué M Zermani.
Evoquant la question de la qualité des produit, le directeur commercial de l’entreprise Spa Assad, affirme « la qualité des produits, c’est acceptable pour la majorité des producteurs. Donc, c’est un secteur qui évolue. La politique économique de l’état pour développer la production a bien réussi. », Selon M Zermani qui n’a pas manqué de révéler que les nouveaux producteurs locaux, sont en train de souffrir par rapport à cette situation du déséquilibre entre l’offre et la demande qui régit le marché de la batterie.
Revenant à la question de la faiblesse l’exportation de la production en batterie et ce, malgré la volonté politique de l’Etat pour encourager et booster l’exportation, M Zermani précise : « C’est un état d’esprit, plus tôt qu’autres choses. Tout le monde est conscient par rapport aux avantages accordés par l’Etat pour répondre dans la majorité des cas aux exigences de la demande du marché de l’exportation. » et d’expliquer le pourquoi de la chose : «Par contre, les opérateurs économiques, n’assimilent pas suffisamment toutes ses données et avantages. Ils pensent plutôt au marché local qu’a l’exportation, alors que dans la majorité des cas, le produit peut répondre à l’exigence du marché de l’exportation surtout pour les marchés limitrophes, le marché Subsaharien et Africain.» fait-il savoir.
Interrogé sur les forces et les faiblesses du métier de l’exportation, M Zermani répond : « La majorité des opérateurs économiques, n’ont pas de responsables à l’export à l’international, Parceque, ils n’ont cette tradition. Mais, il faut s’y mettre et y penser à ça.il faut recruter des gens formés ou qui ont de l’expérience sur le marché international ou entrer en contact avec des courtiers ou des spécialistes dans le marché international. L’export, c’est un métier a part.»
Abordant la question de la disponibilité du plomb, notre interlocuteur souligne que ce problème ne se pose pas. « Il n’y a pas de pénurie de plomb, vue que la majorité des usines intègrent le processus du recyclage. Il y a plus de 50% qui viennent du recyclage dans le monde. Pour le moment, il y a une autosuffisance. Surtout avec l’arrivée de la production de la nouvelle mine du Zinc et de plomb de Oued Amizour à Béjaia. »
Trés conscient de l’importance et l’évolution rapide de la publicité digitale, Mohamed Zermani, n’a pas manqué de souligner que les pays et les entreprises développés, investissent autant pour assurer et développer leurs visibilité à l’international en raison du coût qui revient moins cher pour mettre faire connaître et faire valoroir leurs logos et la qualité de leurs produits dans le marché mondial.
A.C


