« Je ne dors pas toute la nuit. Je ne pense qu’à ma situation et avenir depuis des années. Je travaille sans assurance et stabilité professionnelle depuis 18 ans», déplore Belaid Beyoudh qui reste un échantillon à méditer.
Avis aux âmes sensibles. Ne pas lire le portrait de Belaid Beyoudh, 39 ans de Barika wilaya de batna, c’est perdre l’occasion de connaître un des cas sociaux qui représente des milliers de jeunes algériens qui ont perdus toutes éspoir et confiance. « Je ne dors pas toute la nuit. Je ne pense qu’à ma situation et avenir depuis des années. Je travaille sans assurance et stabilité professionnelle depuis 18 ans à Alger. J’ai travaillé serveur dans des cafés et salon de thés chez le privé. Je pense à la harraga, malgré que je sais qu’il y a des jeunes qui sont mort dans la mer », lance Belaid qui s’exprime dans un calme reconnu est prise de conscience qui n’est pas donné à tout le monde. Faisant partie des enfants victimes de la déperdition scolaire de la 7é année de sa scolarité, Belaid a fait dans les 14 métiers et 14 misères pour gagner sa vie par le travail, mais, malheureusement, le pouvoir d’achat ne suit jamais l’évolution et l’ambition d’une société qui pense à son bien être sociale jour et nuit et à longueur d’année depuis. Interrogé sur les élections législatives et locale, Belaid rétorque « J’ai déjà voté mais, ça n’a rien changé pour moi. Je ne vote ni pour les mairies, ni pour les députés, ni pour les ministres ni pour les président. », il ajoute « Je ne fais confiance à personne. Je veux bien croire au changement. Mais, malheureusement, on ne fait que parler du changement depuis des années, mais rien dans le concret des choses », regrette-t-il. A 39 ans, Belaid ne sait plus à quel sain se vouer. Célibataire endurci, instabilité professionnelle en plus de l’obligation de satisfaire les besoins de ses parents qui vivent à Batna, ce zoufri digne de son nom malgré lui, révèle « J’ai travaillé chez le privé sans assurance depuis que j’ai commencé à travailler à l’âge de 20 ans. Ces derniers temps, même les entreprises ont des difficultés à surmonter pour payer les employés. C’est tout le monde qui en souffre. Cela fait un an que je vends des objets dans le marché noir. Les gens achètent mes produits beaucoup plus par pitié que par autres choses. Parfois, je revends les produits au même prix de l’achat et parfois moins que les prix d’achats. Je gagne 200 à 300 DA par jours, et je les dépense dans la nourriture et l’hébergement dans les dortoirs », révèle Belaid avec un cœur serré.Pétri de valeurs et d’honnêteté, notre concitoyen ne demande que le minimum, à savoir un travail dans une entreprise publique ou privé tous secteur confondu, afin de vivre sa vie dans la dignité citoyenne et humaine comme tous les autres. La solidarité économique et citoyenne, pourra-t-elle le recruter, même s’il n’est pas seul qui souffre dans la mal vie quotidienne dans un monde qui devient de plus en plus difficile?. Pour tout contact avec Belaid Beyoudh. Tél : 0550 33 21 67. Solidarité.
A.C

