« Je travaille comme chauffeur léger et poids lourds depuis 40 ans. Je n’ai jamais eu d’accidents. Au volant je suis les mouvements des véhicules. J’ai remarqué que les causes principales des accidents de la route, sont souvent dû à l’utilisation des portables en plus de la vitesse. On doit se concentrer sur notre véhicule pour maîtriser les situations à tous moments« , a souligné Kassa Iguederzane qui a bien voulu s’exprimer sur le sujet des accidents de la route.
S’exprimant de manière spontané pour contribuer un tant sois peu à la réduction des accidents de la route qui endeuillent des centaines de familles par an, Kassa Iguederzen qui réjouit d’une grande éstime et respect auprès des ses pairs, compare le travail du chauffeur à celui d’un chasseur concentré sur son objectif. Agé de soixante ans 60 ans environ, Kassa que nous avons rencontré à Biziou, ou l’on a enregistré plusieurs accidents ces derniers temps, partage son expérience et met en évidence ces longs trajets effectués à travers les quatre coins du pays dont le grand sud.
» Une fois au volant. Le conducteur doit laisser tous ses problèmes de la maison de coté. Il doit se concentrer à sa responsabilité et son véhicule léger ou lourds. J’en ai vu autant d’accidents. parfois, je me pose la question comment s’est passé; Je vois ces accidents comme un rêve. Fraction de secondes, tout changent » dit-il et d’ajouter« . En plus de mon expérience en tant que chauffeur, j’ai aussi suivi une formation à l’entreprise ou je travaille à Akbou. C’est un plus pour le conducteur qui doit connaître les premiers soins à apporter en cas d’urgence. Le chauffeur ne doit jamais forcer son physique au delà de la normal. Quand on est fatigué, on doit se reposer le temps qu’il faut pour éviter tous risques d’accidents quelques soit son importance« , a insisté.
Répondant à la question de la qualité des infrastructures routières, dont certains trançons, la signalisation et le non respect du code de la route par une bonne partie des conducteurs, Kassa Iguederzane, simplifie la situation à la conscience et la responsabilité du conducteur une fois au volant en citant l’exemple de la descente Djebbahia à l’autoroute Est-Ouest et affirme : » Justement, en réduisant la vitesse et de s’interdire à lui même l’utilisation des téléphones, on évite autant de risques. Surtout lorsque l’on est dans des situations de conduites compliquées. Plus on est prudent, mieux on évite les risques d’accidents de les pannes mécanique des véhicules. Moi, je respecte le code de la route et les règles de la bonnes conduites sans tenir compte de la présence ou non des barrages. C’est dans notre intéret et l’intéret des autres aussi que l’on doit respecter le code de la route« , fait il savoir.
Véritable école de formation, la sagesse et le sang froid de ce conducteur, mérite respect et valorisation non seulement au sein de son entreprise, mais aussi et pourquoi pas, l’instauration des concours mensuels, trimestriels, semestriel ou annuels, selon les sociétés, afin de motiver et responsabiliser les chauffeurs d’avantage sur les risques d’accidents, afin de réduire les dégâts humains et matériels. Avant tout, Il y va de l’intéret des employés, des familles, des entreprise et de l’intéret général. « Qui va doucement arrivera sûrement », dit l’adage depuis la nuit des temps.
A.C


