Répondant à la question du nombre important des jeunes qui risquent leurs vies en mer pour aller à l’étranger de manière clandestine en plus de tous les risques, Islah D, Pécheur depuis plus de 40 ans, révèle : « Moi-même je suis victime de ces opérations criminelles. Ils ont profité de mon absence, ils m’ont volé ma barques pour le transport des jeunes en Espagne » a indiqué notre source, pécheur au port Bateau Cassé à Bordj El Kifan Alger
Très touché par ce phénomène dégradant, Islah poursuit « Les trafiquants de la migration clandestines ont des plans biens réfléchis. Ils viennent comme visiteurs, ils suivent le mouvement au même temps. Ils remarquent l’absence des propriétaires des propriétaires des barques avant de choisir le temps de les voler pour le transport des harraga en contre parties de sommes d’argents importantes », souligne-t-il. « Tout ce qui les intéressent, c’est l’argent à n’importe quel prix et au détriment de la vie humaines », déplore Islah, un homme ayant un sens de communication remarquable et très ouvert d’esprit.
Les absents ont toujours torts
Absent au port de pêche pour quelques temps en raison de l’hospitalisation de sa fille, les trafiquants de la migration clandestine, repèrent les barques qui sont arrangées par dizaines. Ils notent les barques non exploités et les prennent avec eux au moment opportun pour embarquer des dizaines de jeunes loin des regards et de tout contrôles : « C’est une fois que j’ai reçu la convocation de la justice qui a ouvert une enquête sur le sujet que j’ai appris que ma barraque a été volée. Heureusement que j’avais tous les documents nécessaires qu’on m’a donné au niveau de l’hôpital pour justifier mon absence. Si non, on m’aurait jugé complice de la situation. »
D’un côté, les trafiquants de la migration clandestines vendent les barques des pêcheurs et d’un autre côté déclarent qu’ils sont victimes de vols. Lorsqu’ils n’ont pas de document officiel pour leurs exploitations en mer. Tout en mettant en évidence leurs apports et coopérations avec les éléments des gardes côtes qui réduit un tant sois peu le phénomène des harraga, Farid M avoue « En réalité, il y a une grande anarchie dans le secteur de la pêche. Il y des gens qui viennent des chantiers pour travailler. Dès qu’ils gagnent un peu d’argent, ils achètent des barques et travaillent dans l’informel. » » Moi par exemple, lorsque j’ai commencé à travailler dans la pêche, nous étions trois seulement. Actuellement, le nombre des pêcheurs se compte par centaines. ça augmente chaque années », selon Farid qui n’a pas manqué de déplorer l’absence du respect des normes requise pour la pêche du poisson en générale et de la sardine en particulier.
S’agissant des conditions de travail de la pêche et le prix exorbitant de la sardine qui dépasse l’imaginaire des pêcheurs avancent que le phénomène des intermédiaires est à l’origine des augmentations comme tous les autres secteurs du commerce. La règle du marché de l’offre et la demande est un autre facteur qui change les prix du poisson.
A.C


