Le Secrétaire général du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelhak Sayhi a mis en avant, dimanche à Alger, « l’importance de la méthadone comme traitement de substitution indispensable pour limiter les effets destructeurs de la toxicomanie.
S’exprimant à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la toxicomanie, M. Sayhi a précisé que la lutte contre ce fléau dans notre pays a connu une nette évolution durant les dernières années à l’échelle multisectorielle, à la faveur de la création de l’Office national de lutte contre la drogue et de la toxicomanie ONLDT et la prise en charge du traitement des toxicomanes par le secteur de la santé.
Eviter les risques sociaux
L’administration de la méthadone depuis le 5 janvier 2021 comme traitement de substitution à la toxicomanie notamment les opiacés, est indispensable pour limiter les effets destructeurs de la consommation de cette substance toxique particulièrement dans les milieux juvéniles, et éviter les autres risques sociaux et sanitaires de contagion entre autres. Après avoir mis l’accent sur l’impératif d’introduire le traitement par la méthadone dans les priorités du programme d’élargissement à compter de l’année prochaine, le même intervenant a ajouté que des règles strictes ont été mises en place pour prescrire et dispenser la méthadone, outre une feuille de route adoptant une expérience modèle d’une année pour évaluation et ce en vue d’élargir progressivement ce traitement à d’autres centres de santé répondant aux conditions définies.
Renforcer les ressources humaines
La méthadone doit être dispensée à long terme au niveau de toutes les structures de désintoxication. Pour une meilleure prise en charge des toxicomanes, le SG du ministère a rappelé que la majorité des wilayas du pays avaient bénéficié de structures sanitaires grâce aux efforts consentis depuis des années pour les renforcer en ressources humaines compétentes, dont les deux promotions de médecins spécialistes en toxicomanie. A ce propos, il a fait part du lancement cette année de « la formation d’une troisième promotion composée de 30 médecins pour renforcer l’effectif des médecins en exercice outre la formation de 50 professionnels des centres intermédiaires de soins en addictologie ».
Amina Saadi

