L’histoire ne s’apprend pas et ne se trouve pas uniquement dans les livres, les journaux, les radios et les chaines de télévisions. Il n’a pas que 1.5 millions de martyrs qui ont sacrifié leurs vies et biens pour le pays. Mais, ce sont des milliers et millions de Numidiens et d’Algériens qui l’ont fait avec fierté et tous les honneurs depuis. Ce qui est diffusé, n’est autre que le résultat des témoignages vécus et parvenu de la réalité quotidienne. « Je n’ai jamais entendu parler de notre martyr, alors que nous sommes du même village », tonne Abdenour, un des patriote qui découvre pour la première fois le nom du martyr Youcef Lahlah du village Thaourirth, alors qu’ils sont voisin en plus. Qu’en est-il au juste lorsqu’il s’agit d’un membre de sa propre famille qu’on ne connaît pas ou nous ne valorisons pas ? .Le manque de communication dans la cellule familiale, la société, et le travail pédagogique du secteur de l’éducation renseigne une fois de plus, la défaillance de toute la politique de l’Etat en matière d’enseignement de la matière histoire qui ne fait que 3% le coefficient de cette matière de base qui apprend à l’élève l’amour du pays et le respect de la mémoire des martyrs. Il y a une dizaine d’année, 2008/2009 exactement, l’on découvre le nom des martyrs porter dans les poubelles dans plusieurs boulevards de la capitale. Il a fallu un petit article dans le journal Midi Libre que nous avons publié avant de faire réagir les autorités locales pour y remédier à la dévalorisations des noms qui sont écrit en lettre d’or dans l’histoire de la révolution algérienne. L’archiviste Abdou du bastion 23 à la Casbah d’Alger, a eu la présence d’esprit pour garder la copie de l’article parmi tant d’autres exemples et archives du pays. Peu est bien. Dieu a responsabilisé l’homme sur terre en lui donnant conscience et intelligence pour réfléchir et construire son pays. L’homme de par son inconscient, méconnaissance ou ignorance de l’échelle des valeurs, renverse la donne et la réalité au point de quitter le pays pour vivre ailleurs, non pas parce qu’ils n’aiment pas leurs pays, mais, parce qu’ils veulent et peuvent faire mieux. Le sacrifice des martyrs n’est jamais vain. Terminons avec une note d’histoire et d’espoir, la revalorisation de la matière histoire dans tous ses aspects positif ou négatif est un devoir de mémoire de toute la vie.
A.C

