Le collectif de défense de nombre d’accusés dans l’affaire Khalifa Bank ont allégué dans leurs plaidoiries ayant débuté mercredi soir au quatrième jour du procès tenu au tribunal criminel près la Cour de Blida que leurs clients ont reconnu la responsabilité de dépassements commis par des tier.
L’avocat de l’ancien DG du groupe Saidal, Ali Aoun poursuivi pour corruption et abus d’influence contre lequel le procureur général a requis une peine de 05 ans de prison ferme assortie d’une amende de 5.000 DA, a indiqué que son client était l’un des meilleurs cadres et il a été poursuivi pour des accusations dont il est innocent. Et d’ajouter qu’il n’était pas au courant du véhicule acquis par Khalifa Bank et qui était alors au parc de voitures du Groupe Saidal. Il a également fait savoir que son client, connu pour sa bonne réputation, était victime d’un complot en vue de le licencier, soulignant que M. Aoun avait convenu avec le liquidateur de la banque de payer le prix du véhicule en question, ce qui a été fait. Pour sa part, l’avocat de l’ancien directeur de la Caisse nationale d’assurance chômage CNAC, Mahrez Ait Belkacem qui encourt une peine de 04 ans de prison assortie d’une amende de 5.000 DA a mis en avant que son client avait déposé des fonds à Khalifa Bank après avoir consulté le conseil d’administration et notifié le ministère de tutelle, niant l’obtention de privilèges en contre partie. A son tour, la défense de Issir Idir Mourad, ex- directeur de l’agence de la banque de développement locale BDL de Staoueli a tenté de convaincre les magistrats de l’innocence de son client quant à la participation à la falsification de deux contrats hypothécaires pour faciliter l’attribution d’un crédit bancaire de la BDL au Groupe Khalifa.
Ferhath Fekrach

