Tout a commencé par deux employés qui ont travaillés en France dans les usines de productions automobiles dans les années 1960. Les deux employés, reviennent au pays avec un métier à la main avant former des centaines de réparateurs de cardans installés dans plus de 20 wilayas du pays. Le village possède une main d’œuvre spécialisé et encore moins de pauvres et moins d’ignorance…
Situé à 3 km environ du chef-lieu communal de Beni Maouche, wilaya de béjaia, le village Thiwal de moins de 1000 habitants en tout, inspire, motive d’autres villages de la région et d’autres wilayas à suivre son exemple de solidarité et développement locale. Véritable model d’organisation et gestion des affaires publics, le village s’est spécialisé dans la réparation des cardans depuis les années 1970/1971 avant de former plus de 115 réparateurs du même village qui ont ouvert des garages qui emplois une moyenne de 3 à 4 personne avant de pouvoir former plus de 1000 réparateurs des cardans qui sont répartis dans une trentaine de wilayas à travers le pays.

Madjid Louaifi, un des anciens réparateurs établis à alger avec ses deux frères à Alger ne souligne « Rien que pour la capitale Alger, il y a au moins 14 garages de réparation des cardans qui sont tous du même village thiwal. Il y a également d’autres jeunes des autres villages de la région qui sont installés un peu partout dans d’autres wilayas, comme Sétif, Constantine, Laghouat, M’sila et bien d’autres wilayas de l’Est et de l’ouest qui gagnent leurs vies par la sueur de leurs travail », affirme Madjid qui se réjouit d’une ouverture et d’esprit professionnel avec modestie. Tout a commencé par deux employés qui ont travaillé en France dans les usines de productions automobiles, avant de revenir avec un métier et former au fur et à mesures des dizaines et des centaines de réparateurs de cardans installés tarvers les quatre coins du pays. Plusieurs villages de la région, comme Aguemoune, Thizekht, Beni Ourtilane, Beni Chebana et d’autres qui ont bénéficié du savoir-faire et de l’expérience du village Thiwal qui devient par la force des choses, la locomotive du développement locale et même régional à travers la formations des centaines de techniciens qui ont ouverts des ateliers de réparations dans plusieurs wilayas du pays.
Aménagement et propreté du village

Doté d’un esprit civique et respectueux des valeurs de bons voisinages, le village Thiwal est l’un des rares villages de la kabylie qui se distingue par la largeur de ses rues, comparativement à d’autres villages l’on connaît traditionnellement avec de petites ruelles étroites pour des raisons historique. La quasi majorité des nouvelles constructions, laissent au moins deux mettre de leurs espaces des deux côtés des rues en faveur de la réalisation des routes plus larges, afin de faciliter le mouvement de la circulation aussi bien pour la marche à pieds et pour les véhicules. Un des faits rares que l’on retrouve également dans le village, c’est la signalisation. Dans chaque ruelles et croisement des rues, pour ne pas dire intersections, l’on trouve des plaques en bleu qui indiquent les destinations tout bonnement. Sur le plan histoire et engagement dans la guerre de l’indépendance nationale, le village enregistre plus de 100 martyrs en tout. Il y a des familles qui ont perdus plusieurs membres à la fois.
500 millions Da détourné dans un concours
L’association Thighri N’Tiwal à l’honneur. Forte de son mouvement associatif qui a commencé depuis les années 1990, le village est l’un des premiers à s’organiser, afin de régler ses problèmes internes et prendre en charge ses propres besoins. Classé 2é dans un concours du meilleur village en matière d’hygiène et l’environnement dans la wilaya de béjaia, après Oued Amizour qui a décroché le 1é prix d’une valeur de 1 milliards Da, le village thiwal en 2é position, s’est vue arnaqué de 500 millions Da qui lui revient de droit lors de ce concours qui a eu lieu en 2010. Jusqu’à présent, aucune suite n’a été donnée à la demande de l’association du village thiwal qui a perdu tous espoirs et confiance vis-à-vis des organisateurs. Fouad Arab, président de l’association Thighri n’Thiwal, déplore la trahison de la confiance : « Nous avons réclamé plusieurs fois ce qui ne nous revient de droit dans ce concours, mais, malheureusement, tous les responsables reviennent avec la même réponse. Ce n’est pas nous, ce sont les organisateurs concernés qui doivent répondre à vos doléances », regrette le président d l’association Thighri N’tiwal. Réputé pour la solidarité et l’unité de ses habitants pour l’intérêt général, la place qui revient au village Thiwal, revient d’abord à ses enfants qui activent chacun dans son domaine, toutes catégories confondues en Algérie ou résidant à l’étranger. Reconnu et très respecté par d’autres, la qualité organisationnelle du village Thiwal est un éxemple à méditer.
Reportage réalisé par
Amar CHEKAR


