Les travailleurs de l’Office Nationale des Statistiques qui devaient lancer l’opération de recencensement général de la population RGPH au mois de janvier 2021, observent une deuxième grève illimitée depuis le 11 février et ce, après avoir enregistré une première grève de 15 jours au mois de janvier. Unique Organisme Officiel de l’Etat qui permet de réaliser le tableau de bords pour le développement des programmes sociaux et économique, dont le programme du président de la République Abdelmadjid Tebboune, les travailleurs n’ont pas manqué de tirer à boulet rouge, sur Mounir Khaled Berrah, ex directeur général de l’ONS pendant 11 ans qui a été promu au poste de Ministre de la Numérisation et des statistiques, puis limogé pour manque de résultats, lors du dernier remaniement du gouvernement a paralysé l’organisme de l’ONS en laissant les travailleurs dans un véritable dilemme. « Comme chaque 10 ans, Nous devions commencer le recensement pour la prochaine décennie, afin de dégager les situations nécessaires qui font partie du programme du développement national quelques soit le président et le gouvernement en place, mais, malheureusement, les salaires des travailleurs est réduits de 20% en plus de la perte d’autres primes de rendement à cause de l’introduction l’ONS sous la tutelle du ministère de la numérisation et des statistiques, alors que nous étions sous le tutelle du ministère des finances depuis des décennies.», ont déplorés de nombreux travailleurs en grèves depuis 17 jours au siège de la direction générale de l’ONS à Alger qui compte 300 employés. Tout compte fait, l’organisme est doté de 7 directions régionales qui sont fermées depuis, dont Alger, Batna, Ghardaïa, Tizi Ouzou, Sétif, Bechar. Evoquant les salaires adoptés par l’ONS, l’on apprend que les femmes de ménages sont rémunérées à 12000da/Mois. Cette situation releve une grave infraction vis-à-vis de la loi qui exige 18000Da/minimum pour tous salariés et de 35000da/mois pour les nouveaux ingénieurs qui sont recrutés. Comptant deux syndicats Ugta et Snapap, seul le snapap a pris l’initiative de rencontrer les responsables concernés de la tutelle, afin de poser le problème, mais, aucune prise en charge n’a été effectuée concrètement. La question se pose d’elle-même : Comment peut-on laisser un organisme aussi important que celui de l’ONS dans une telle situation ? Seul Mounir Khaled Berrah, pourra répondre après 11 ans passé dans ce même organisme qui a toujours déçu par l’absence de résultats. « L’ex DG de l’ONS, ne pense qu’a son prestige. Il ne communique pas avec les travailleurs. Il s’en foute éperdument», ont-ils déplorés.
Amar CHEKAR

