Intervenant dans un contexte politique, social et économique inédit dans l’histoire de l’Algérie indépendante, les élections locales et législatives du 12 juin 2021 passent essentiellement par les réseaux sociaux, notamment Facebook, pour sensibiliser la population et passer les messages qui convient durant 23 jours à compter d’aujourd’hui, jeudi du 20 mai. Contrairement au secteur public, ou l’on répond généralement aux exigences de la loi en autorisant les candidats à prendre le congé, un des obstacles qui revient pratiquement dans tous les rendez-vous électoraux, touche les candidats qui travaillent dans le secteur privé. Ces derniers obtiennent rarement les autorisations. Il est question d’un nombre inderminés d’entreprises privés qui n’autorisent pas les sorties pour se présenter candidatures sous peine de licenciement et de sanctions. Ceci d’une part, le mouvement pacifique hirak qui a perdu du terrain depuis l’arrivée de la pandémie du coronavirus qui a restreint les sorties en masses, le boycotte enregistré généralement dans la capitale et en kabylie, la décision du conseil de sécurité de placer les deux mouvements «mak et rachad » comme deux organisations terroristes qui les mettent sur un même pied d’égalité, et ce, bien que le mak n’a jamais enregistré d’actes terroristes à l’exception de quelques sabotages des urnes en kabylie surtout, ce qui n’est pas le cas de rachad bien connu pour ses actes ses discours violents, la répression qui s’abat sur le mouvement des étudiants qui n’est plus ce qu’il était il y a quelques mois, tous ces facteurs présentent un climat politique tout à fait différents des précédents échéances électorales.
A.C

