Le premier jour du ramadhan qui coïncide avec un jour férié à savoir, samedi 2 avril a dégagé une image qui appelle et interpelle les consciences et ce n’est pas nouveaux. La raison est très simple:
Au lieu de continuer à travailler et animer la vie publique, économique et commerciale, c’est plutôt, le vide, le sommeil et la fermeture de très nombreux magasins sous prétexte de ramadhan. Même l’autoroute Est Ouest y est pour quelques choses. La circulation est réduite trois fois plus que les samedis des autres jours fériés en dehors du mois du mois sacré. La cherté des prix à tous les niveaux. On ne sait plus dans quel état d’esprit vivons-nous. « On avance en arrière », comme dirait l’autre. Si Bachir, un croyant de bonne foi qui fait la prière, le ramadhan, humble, en bon père de famille qui a éduqué ses enfants sur la culture du travail, la discipline et le respect d’autrui, déplore et regrette à la fois. « Un jour, j’ai voulue prendre la parole devant une assistance composée d’intellectuels et hommes de sciences. Moi, simple électricien de bâtiment je voulais poser une question, mais, je n’étais pas sûr de moi. J’avais peur de dire des bêtises. Mais, une fois, j’ai pris la parole, on m’a réconforté et j’ai senti que j’ai une place avec eux », dit-il. Finalement, il a fallu que l’un des conférenciers lui dise que nous avons besoin aussi d’électricien dans la salle. Car, si jamais, le courant se coupe, il n’y a que lui qui peut rétablir la lumière dans la salle pour continuer la conférence. Sans lui, ils ne sont rien dans l’obscurité. Justement, peut-on endosser tout au mois de ramadhan et au destin pour justifier notre ignorance, faiblesse, lâcheté et la peur de dire la vérité en face?. L’autre idée qui germe ici et là pour sortir justement de l’obscurantisme religieux et du moyen âge ou l’on croit à tous les discours, sans pour autant avoir le courage de dire non, demander des explications, afin de mieux connaître et comprendre les secrets de la vie d’ici-bas. Celle de rassembler l’argents des hadjis dans une caisse et les verser aux profit des pauvres malheureux qui n’ont pas de quoi se nourrir et nourrirent leurs enfants. Si Lbachir, le croyant de bon foi, n’aime pas qu’on lui dit : « hadj Bachir », il n’ aime pas qu’on lui dit aussi « Cheikh » Il n’aime pas qu’on lui parle de vieillesse. Mais, c’est justement, à cause de toute cette ignorance, hypocrisie et hérésie populaire qui se cache derrière la religion que l’on est restés sous développés. On importe tout de l’étranger. La seule chose que l’on exporte. C’est le pétrole et surtout, la fuite des cerveaux qui contribuent au développement des autres pays, au lieu de les protéger et les mettre en valeurs dans leurs propres pays. On cache le soleil avec un tamis depuis des siècles. Malgré tout ce qui s’est passé depuis des siècles, on continue de sévir. Sauf que la surprise est venue des dernières évolutions politiques de l’Arabie Saoudite qui est arrivé jusqu’à ouvrir les restaurants aux non jeûneurs durant le mois sacré du ramadhan. Jusqu’à quand peut-on rester dans la politique du suivisme ? . Car, il ne suffit pas d’oser, mais, surtout accepter la vérité. Le prophète Mohamed SSSL, n’a-t-il pas dit : « Dit la vérité, même si elle est amère? ». La question de la croyance ou non, reste posée 14 siècles après, l’arrivée de l’islam pour libérer l’homme de l’injustice et de l’ignorance. Seul dieu créateur éternel, connait le fond des cœurs et la vérité des uns est des autres…
A.C

