» C ’est le moment où l’on doit honorer notre pays. Personnellement, je veux montrer et démontrer ce que nous pouvons et nous savons faire à l’étranger. Mais, je préfère rester dans notre pays pour soigner nos compatriotes » a indiqué Dr Loucif qui répond spontanément à la question de la fuite des cerveaux.
Répondant à la question de sa vision par rapport à la célébration de la journée internationale de la femme le 8 mars de chaque année, Dr Meriem Loucif, Maître Assistante en chirurgie Urologique, en tant que femme spécialiste souligne « C’est la première fois que je reçois une question sur la célébration du 8 mars. Sincèrement, Je ne trouve pas quoi dire. Mais, pour moi, c’est une journée comme toute les autres. Je travaille ici ou à la maison. Je considère toujours mes patients comme mes parents, mes frères, mes sœurs et mes enfants. Je ne pense qu’à mes patients pour assurer la qualité des soins à longueurs d’années. Je ne connais pas le repos. Je travaille toute la semaine que ce soit à l’hôpital ou à la maison » a soulignée Dr Loucif au CHU Beni Messous.
Ce n’est pas le fait du hasard, si nous l’avons sollicité pour nous éclairer sur cette journée annuelle fatidique du 8 mars. C’est pratiquement tous ses patients qui viennent des quatre coins du pays qui reconnaissent la qualité des soins et le sens de l’écoute des cas graves et autres soucis médicaux. Ses patients n’ont pas manqué de lui rendre un vibrant hommage pour lui transmettre tous leurs vœux de bonheur et joie à l’occasion.
Très simple et modeste, Dr Loucif qui parle peu et bien, évoque la différence de relations qui peut exister entre le médecin et ses patients « La différence dans les relations médicales, se situe entre les maladies curables et non curables. Comme le cancer par exemple », fait-elle savoir et d’ajouter : l’ homme doit respecter la femme et la femme doit être à la hauteur, a-t-elle affirmée.
Les médecins vont rester, si l’on améliore les conditions de travail
Répondant à la question des médecins qui partent de manière massive à l’étranger, Dr Meriem Loucif souligne avec conviction « Comme tous les médecins, je reçois des propositions d’aller travailler à l’étranger. Je préfère rester dans notre pays pour plusieurs raisons. D’abord, n’oublions pas l’histoire de notre pays. N’oublions pas que nous avons été formés gratuitement. Il y a des algériens qui ont besoins de nous en tant qu’enfant du pays. D’autres part, c’est le moment où l’on doit honorer notre pays. Personnellement, je veux montrer et démontrer ce que nous pouvons et nous savons faire à l’étranger. Mais, je préfère rester dans notre pays pour soigner nos compatriotes » a indiqué Dr Loucif qui répond spontanément à la question de la fuite des cerveaux dans tous les domaines et la médecine en particulier.
Loin de tout jugement de valeurs et anathème, mais avec un raisonnement rationnel et tout à fait logique, Dr Loucif, réfute la question des salaires qui poussent les médecins algériens de partir à l’étranger « Personnellement, j’ai quelques confrères et consœurs qui sont partis à l’étranger pour des raisons qui sont liées beaucoup plus liées conditions. Les médecins cherchent des conditions de travail respectables. Peut-être qu’ils ont eu quelques incidents et soucis dans le travail. Et pour revenir à l’argent. Même dans notre religion, on cite l’argent et les enfants. Donc, tout le monde cherche à gagner plus d’argent. Autrement dit, cela revient à chaque convictions et choix des médecins », a conclu Dr Loucif qui n’a pas manqué de rappeler les valeurs et qualité du peuple algérien. « Je trouve que c’est très bien de travailler avec le peuple algérien. Il est compréhensible. Il suffit juste expliquer les situations et convaincre les personnes pour se rendre compte de la valeurs et réalité du peuple », a-t-elle ajoutée en guise d’argument.
Revenant à la question de l’amélioration des conditions de travail qui motivent les médecins à revenir au pays, Dr Loucif répond spontanément « Si l’on améliore les conditions de travail en Algérie, les médecins algériens reviendront à 1000%. Il y a des Africains qui ont fait des études de médecines en Algérie, je peux vous dire que même les médecins Africains reviendront travailler en Algérie, s’ils voient que les conditions de travail se sont améliorées », selon Dr Loucif qui a préféré rester dans son pays pour plusieurs raisons.
Violence faite aux femmes
S’agissant de la violence faite aux femmes, Dr Loucif ouvre la parenthèse en se prononçant de manière claire net et précise : « Je reçois beaucoup d’enfants qui sont traumatisés à cause de la violence conjugale. Ceux qui font ce genre de violence contre les femmes, à mon avis, doivent consulter des psychiatres pour se soigner. Le psychiatre, c’est comme un médecin urologue ou un ophtalmologue ou autre medecin. On doit soigner l’esprit. Le cerveau comme les autres organes, sont exposés à des pathologies. Ce n’est pas méchant, ce n’est pas grave et ce n’est pas un tabou. Donc, il faut se soigner chez un psychiatre pour éviter les soucis surtout devant les enfants.», a-t-elle conseillé les parents de manière solennelle.
A.C


