Ironie du sort. Pas moins de 80 martyrs sont tombés aux champs d’honneur dans un bombardements de l’aviation coloniale française au village Bouchtata à Skikda à l’est du pays. Ça reste une des bataille des plus farouches qui a durée trois jours, à-t-on appris auprès de témoins oculaire. » On est parti en Tunisie pour ramener l’armement. Moi, j’ai rempli mon sac à dos de minutions. J’ai perdu deux amis à côté de moi lors du bombardements des avions. Je me rappelle très bien. On a égorgé un âne pour manger. On a pas voulu nous donner à manger. Je me rappelle aussi qu’il y’a avois un Moudjahid qui s’appelle Adib Said du village tizekht. Il a mangé beaucoup de figues de barbarie. Son ventre a gonflé. C’est moi qui l’a purgé pour le sauver de la mort« , rapporte Hacen Hemana, du village Aguemoune âgé de plus de 90 ans.
Très peu connue dans la grande famille du secteur des Moudjahidine au niveau national. Les uns l’appellent la bataille kbayels, d’autres la bataille oubliée. De file en aiguie, Boubkeur Chellah fils de chahid Mohand Mouloud Chellah de Beni Maouche à Bejaia raconte son calvaire: » Je n’a jamais appelé mon père depuis mon enfance. Plusieurs décennies après l’indépendance nationale, j’apprend que mon père est tombé au champ d’honneur au village Bouchtata à Skikda. Il m’a fallut beaucoup de temps et de recherches pour retrouver la photo de mon défunt père que j’ai récupérée aux archives de Bougaa grâce à d’autres enfants de chouhadas qui m’ont aidés « , selon Boubkeur chellah qui a fait un travail de fourmi pour retrouver enfin, les traces de son père qui a sacrifié sa vie parmi les 1.5 millions de martyrs de l’indépendance nationale.
Toute en essuyant ses larmes, Boubkeur Chellah raconte son parcour de combattant pour s’identifier dans la filiale de ceux qui ont honoré la patrie au prix de leurs vies: » On ne savaient pas grand choses sur l’histoire de notre pays. Mais, je peux vous dire une chose. Quelqu’un m’a dit que mon défunt père a menacé le père d’une autre personne. En cherchant à connaître le pourquoi de la chose. J’ai appri que mon père était un martyrs et l’autre était contre la révolution algérienne« , a-t-il indiqué et de poursuivre son témoignage » Dieu merci qu’il ne m’a pas tué lorsque j’étais enfants. Lui savait que j’étais l’enfant du combattant de la révolution algérienne. Ce qui n’était pas le cas de cette personne qui voulait m’humilier en s’attaquant à la mémoire de mon défunt père que je n’ai pas connu« , a ajouté cet enfant de chahid qui a voulu exorciser le demon qui pèse sur lui toute sa vie.
Prenant le torreau par les cornes, Boubkeur Chellah, fils de chahid parmi tant d’autres en quête de vérité sur l’histoire de son pays et sin père , ce fait un devoir de conscience pour contacter et rassembler tous les témoignages authentique sur cette bataille historique qui a réunit les algériens autour d’un seul objectif, à savoir l’indépendance nationale.
M Chellah, n’a pas,manqué de remercier la direction des Moudjahidine et la directrice du musée de Skikda et tous les acteurs pour une première et importante rencontre historique le 17 avril prochain au village Bouchtata a skikda pour leurs disponibilité et programmation de cet événement qui réunit la famille des Moudjahidine et enfants de chouhada de Beni Maouche et de Skikda et de toutes les régions du pays pour réhabiliter la memoire des dizaines et des centaines de martyrs pour la bonne cause nationale contre le colonialisme français de 132 ans. sans le dire explicitement, c’est un véritable appel à témoins pour l’histoire du pays.
A.C

