A l’instar de toutes les mères algérienne durant et aprés l’indépendance nationale, le 5 juillet 1962 au prix de 1.5 million de martyrs, la génération post indépendance peut rembourser ses dettes matériellement. Mais, jamais moralement et culturellement. Les mères Algériennes ont beaucoups souffert pour élever leurs enfants. On oublie jamais leurs souffrances et transmission de la langue, et l’éducation de valeurs nobles, justes, honnêtes inestimables.
La couture pour nourrir les enfants bien avant la pension du défunt mari. Les enfants d’hier, devenus adultes et conscients. À l’aide de sa vieille « machine à coudre Singer », le même model est exploité pour la fabrication du drapeau national. Le même model a accompagné des dizaines de milliers de familles algériennes durant et aprés la révolution algérienne 1954-1962. Mme Veuve Zahra Lahlah, a travaillé sans relâche avec sa machine pour nourrir ses enfants, les protéger et assurer l’éducation dans la dignité humaine, morale et culturelle. Chaque vêtement cousu représentait bien plus qu’un simple travail : C’était un acte d’amour, de résistance et d’espérance. Un jour, on lui a écrit une lettre à son mari immigré, lui disant à l’époque « Est ce qu’il faut ou on doit donner des branches d’oliviers pour pouvoir nourrire tes enfants ? ». a-telle indiquée dans un air d’espoir appuyé par le défunt Hamid Allouache. Paix à son âme. un homme de grande valeurs morale et humaine qui n’est autre que le mari de sa grande soeur Y.L . Le défunt Hamid Alloucahe a été un grand homme humaniste et témoin digne de l’histoire durant et aprés l’indépendance nationale.
Aujourd’hui encore, aprés le décès de son mari, presque seule, les enfants chacun chez sois à cause de multiples ingérence et manipulations d’un entourage égoiste, elle continue de penser à tout et rien avec la même discrétion et la même générosité. Un livre devra etre publié prochainement pour relater les secrets des anges. trés important pour les familles Algérienne qui ont subit. Car, l’histoire de Mme Zahra est celle de milliers de femmes algériennes restées dans l’ombre. Elles n’ont jamais demandé de reconnaissance. Pourtant, elles ont bâti des familles, soutenu des générations et participé, chacune à sa manière à l’education des enfants et la construction du pays.
À Algerie62, nous considérons qu’il est de notre devoir de préserver cette mémoire. Car, un peuple qui oublie les femmes qui l’ont porté dans les moments les plus difficiles risque d’oublier une partie de son histoire. En ce 80ᵉ anniversaire, nous adressons à Mme Veuve Zahra Lahlah nos vœux les plus sincères de santé, de paix et de longue vie. Madame, votre parcours est une leçon de courage. Les années passent, mais les valeurs que vous avez incarnées demeurent. Votre histoire mérite d’être racontée, non seulement pour honorer votre mémoire, mais aussi pour inspirer les générations futures. L’orale parte, l’écrit reste.
Par Amar CHEKAR


